Photo et texte de Marcio (2de 3 2013-2014)
Passage
d'enfer. Rien de plus paradoxal que ce nom de rue pour un endroit
aussi calme et paisible sorti tout droit d’une autre époque. C’est
le Paris préservé, intouchable, qui ne laissera pas indifférent
celui qui s’y installera malgré lui. Ses immeubles à deux étages
se succèdent les uns les autres dans une myriade de pastels que
leurs portes et fenêtres exhibent comme témoin d’un autre temps.
Le temps qui permet à la dentellière de Vermeer de s’asseoir sur
un banc sous le seuil de sa porte pour profiter des derniers rayons
de soleil. Le temps où les enfants lancent les toupies, le temps où
les enfants roulent le cerceau des toiles de Bruegel.
Nathan
chercha longtemps la rue, puis se retrouva tout à coup isolé du
bouillonnement cacophonique du Boulevard Raspail, au milieu d’un
arc-en-ciel de coloris fantaisistes. Une lumière éclatante
jaillissait des persiennes vert corail et longeait le mur vieilli
par le temps. Toutes ces couleurs donnaient un aspect féerique à
cette rue. Les lanternes désuètes n’allaient pas tarder à
s’allumer. En ce début de soirée d’automne, le froid se faisait
sentir et le soleil avait hâte de se cacher. L’endroit était
désert. Tout semblait déjà endormi. Pas un arbre dont les feuilles
viendraient perturber l’harmonie de cette ruelle. Les couleurs
régnaient en maître.
Nathan
n’en croyait pas ses yeux. Il était émerveillé. Se serait-il
trompé de passage ? Cet appartement situé dans le
« Passage d’Enfer » qu’il a eu tant de mal à
accepter se trouverait-il ici ? Dans ce petit coin de paradis,
de bonheur, d’enchantement ? Aussi, se décida t-il à
chercher le numéro 27, où il logerait durant son passage à Paris.
Les vieux pavés sous ses pieds, usés par le temps semblaient
s’agiter et frémir à l’idée de recevoir un nouvel habitant,
depuis le temps que personne n’avait emprunté cette rue. Pas un
chat, pas un enfant, aucune trace de nature. Simplement le passage
d’enfer.
A suivre..
O O
Un lieu parisien : Le Pont des Arts par Maya (2de1 2013-2014)
A transposer à la 3ème personne en vue de la construction d'un personnage
Photos de Maxime (2de 3 - 2008) : le lycéen et l'art dans sa ville
A suivre..
O O
Un lieu parisien : Le Pont des Arts par Maya (2de1 2013-2014)
Propositions de ré-écriture : Etes-vous capables d'aider Maya à relire son texte ?
cf. la rubrique De l'écriture à la ré-écriture
cf. la rubrique De l'écriture à la ré-écriture
A transposer à la 3ème personne en vue de la construction d'un personnage
Photos de Maxime (2de 3 - 2008) : le lycéen et l'art dans sa ville
Le
Pont des Arts, lieu qui symbolise le rayonnement culturel de la
France dans le monde. Lieu qui attire aujourd’hui les peintres, les
dessinateurs, les photographes. Lieu rempli de secrets mystérieux
et amoureux. Il m’arrive parfois de m’y hasarder, me promener sur
les quais de Seine, où
s’alignent les boîtes
des bouquinistes où
des générations
d’amateurs ont collectionné
des livres, donnant libre cours à
ce passe-temps d’homme cultivé,
par un temps splendide et ensoleillé,
ou encore par un jour nuageux et qui jette sur Paris ce manteau de
mystères
dont raffolent les romantiques.
Le
Pont, première
passerelle métallique
de la capitale, nous charme avec ses sept arches suspendues au-dessus
de l’eau scintillante [mais à
la fois] opaque de la Seine, ses indémodables
lampadaires qui nous ramènent
dans les années
1980, surplombant les péniches
colorées
amarrées,
qui attendent patiemment d’être
mises en route pour ensuite joyeusement parcourir le long cours d’eau
tranquille du fleuve.
Perpétuellement
[comble de] touristes, d’amis, de couples, le Pont des Arts est
devenu l’un des endroits les plus célèbres
de Paris. Je me souviens encore du temps où
le Pont était
simplement un moyen de relier les quais Malaquais et Conti. Du temps
où
les parapets grillagés
de la passerelle n’étaient
pas ensevelis sous des montagnes de cadenas, mais simplement décorés
de-ci de-là
de ces derniers. Du temps, où
ce pont ne se distinguait pas des autres.
Évidemment,
aujourd’hui, se promener sur les bords de Seine, flâner
sur le Pont, admirer le point de vue unique que nous délivre
cette position, ce point du monde où
l’on embrasse à
la fois les quais aux bouquins, les Tuileries, la butte latine
jusqu’au Panthéon,
la Seine jusqu’à
la Concorde, avec en aval, le Pont du Carrousel, et en amont, le
Pont-Neuf. Par la suite, se balader sur l’île
de la Cité,
admirer Notre-Dame de Paris et déguster
une glace chez Berthillon, tout cela reste encore un plaisir.
Cependant de savoir que le Pont n’est plus un petit lieu secret
d’amoureux, mais une visite incontournable de tous les touristes du
monde, ceci brise le charme de l’endroit, et rend les beaux
souvenirs de moments passés-là
très
lointains et irrécupérables.
Je
me rappelle encore du cadenas que j’y avais accroché
il y a quelques années,
avec mon premier grand amour. Une magie caressante régnait,
une volupté
sans pareille m’enveloppait, le doux clapotis de l’eau en dessous
de nous me berçait,
et le faible souffle du vent, qui de temps à
autres prenait vie, me chatouillait les cheveux. Je me sentais prête
à
braver le monde, Paris s’étendait
à
mes pieds, l’Institut, le Louvre, le haut de Notre-Dame me
souriaient.
Tels
deux enfants, nous étions
allés
acheter un cadenas doré
chez un serrurier non loin de là,
dans la rue Mazarine, et [nous] l’avions gravé
de nos initiales, et de l’inéluctable
« je
t’aime ! »
des tourtereaux. Après
l’avoir accroché
à
un parapet de la passerelle, celui juste au milieu, face à
l’île
de la Cité
si je me souviens bien, nous avions jeté
la clé
dans la Seine, la regardant couler jusqu’à
ce qu’elle soit engloutie par les profondeurs, scellant à
tout jamais notre promesse, notre preuve d’un amour éternel.
Hélas,
toutes choses ont une fin, et une forte mélancolie
me gagne quand je pense à
tous ces moments uniques, et intimes. Aujourd’hui, en déambulant
sur la passerelle, resserrant mon manteau autour de moi contre l’air
glacial qui règne,
je peux voir en l’espace de quelques minutes des dizaines de
couples, se jurant fidélité
et amour pour le reste de leurs vies ; amants, enfermant leur
secret dans les petits boîtiers
métalliques ;
ou encore des meilleures amies, toutes émues
ou riant aux éclats,
scellant leur affection et camaraderie d’un geste fraternel. Je me
surprends parfois dans mes rêveries,
pensant à
toutes ces personnes, ce grouillement incessant de fourmis qui
offrent un spectacle passionnant à
déchiffrer.
Pour avoir connu l’intime et unique atmosphère
de « l’ancien »
Pont, cette masse d’individus m’apparaît
comme ridicule, superflue. Je suis désillusionnée.
Aujourd’hui,
les grillages croulent sous le poids des cadenas, l’on ne peut même
plus les discerner les uns des autres, la pratique s’est répandue
à
la Passerelle Léopold-Sédar-Sengher,
ainsi qu’au Pont de l’Archevêché,
certains en sont même
arrivés
à
braver les interdits, et / accrocher des cadenas sur les lampadaires
bordant le Pont des Arts. Cet agglomérat
de couleurs vives se mélange
dans un magma confus, les cadenas originaux, maintenant rouillés,
et sales, semblables à
des ancêtres
oubliés
par le temps,
sont recouverts par des dizaines de nouveaux ; c’est à
celui qui sera le plus coloré,
le plus atypique. Des pans entiers de parapets ont été
enlevés,
remplacés
par de laides barricades en bois. Des centaines de secrets, de
promesses ont été
arrachées ;
les cadenas du Pont des Arts : victimes du poids de l’amour.
A suivre..
Le début de
roman de Victoria (2de 3 2012-2013)
Propositions de ré-écriture :
cf. la rubrique De l'écriture à la ré-écriture
cf. la rubrique De l'écriture à la ré-écriture
La lumière d’une
matinée de printemps luisait sur Paris qui se réveillait dans un
étirement de douceur du Champ de Mars aux Tuileries. L’enchantement
de la ville qui s’éveille entrait dans les immeubles, faisant
chanter chaque monument, [et]
chaque rencontre[,] . Il[et]
illuminait les appartements [d’une]
de la sainte candeur du matin,
reine des faux espoirs et de promesses d’une vie passée. C’est
ici, dans ce beau décor que notre
héros, Fabrice Moiret
entreprend son apprentissage de jeune écrivain en herbe, mêlant la
débauche d’une vie d’adolescent parisien, à une vie future
idéalisée d’homme libre et reconnu, la tête sur les épaules
mais toujours les yeux regardant en l’air pour renifler l’air
épais et corrompu d’une ville pleine de rêves.
Ce jeune homme plein
d’espoir partit de son appartement d’un pas élancé pour
rejoindre son ami et mentor d’excellence, François Chabert avec
qui il dégustait de délicieuses
pâtisseries tous
les samedis matin, à 9h pile,
Chez Carette, café renommé pour régner sur la place des Vosges tel
un phare émanant de pureté et de raffinement dans ce lagon douteux
qu’est Paris. Il arriva, le menton haut, la cravate serrée sur son
cou transpirant d’altière fierté et d’aspiration de jeune
premier. Il salua François et comme tout
les samedis la discussion commença [avec
l’entrechoquement] des points de vue de ces deux âmes
philosophes certaines de la validité de leurs paroles. François
connaissait bien Fabrice et savait ce qui enflammait son
argumentation : la remise en question de l’art et des
intentions de l’écrivain. La joute verbale des deux amis battait
son comble et François, jouant sur son expérience d’artiste
indépendant de trente-cinq ans, tentait de troubler le jeune homme
avec une certaine malice de personne qui a vécu et vu. Ils se
décidèrent à partir à onze heures et demie,
heure décisive pour le jeune homme car lorsque qu’il poussa la
porte grinçante de ce noble emblème touristique de saveurs il vit
l’objet de son admiration : Joël Pommerat, dramaturge et
metteur en scène contemporain. Fabrice, pris d’une douce euphorie
d’admirateur secret, intercepta
l’artiste dans un mouvement brusque et déterminé [finissant en]
étreinte non préméditée.
La bête de théâtre
plongea un regard profond dans
les yeux de Fabrice et lui demanda de retirer ses mains de sa veste
qui était aussi noire que son
café. L’adolescent s’excusa platement sous les yeux amusés de
François qui embobinait son écharpe satinée autour de son cou et
des ses frêles épaules. Le dramaturge étouffa un soupir lorque
Fabrice lanca :
--« Puis-je vous poser une
question ? »
L’enchantement
de la ville qui s’éveille entrait/.../
illuminait :
la personnification de l'enchantement sujet de verbes d'action, à
revoir, peut-être...
,
[et] chaque rencontre[,] .
Il[et] illuminait les : question de
rythme
[d’une]
de la
sainte candeur du matin : "d'une
saine candeur" ou "de
la saine candeur du..."
[avec
l’entrechoquement] : avec/ lourd ;
entrechoquement : vocabulaire à revoir peut-être... Vous pouvez
trouver mieux.
La cascade d'argent coulait tranquillement sur les
roches à moitié brisées où les oiseaux bleu nuancés chantaient à
pleine voix l'amour qu'ils se portaient mutuellement et ils se
regardaient d'un air apaisé comme si la lune avait enfin rencontré
le soleil et que la nuit avait enfin connu le jour. La nuit de ses
milles miroirs apportait de la clarté sur nos maisons à moitié
éclairées. Dedans, une vision typique d'une famille avachie devant
la télévision [étant] tels des zombies à la recherche d'une proie.
Leurs regards étaient perdues et vides et leur visages [étaient]
éclaircis par la lumière aveuglante du carré électrique. Le rêve
étant une image abstraite de ce que l'on souhaite quand nous sommes
conscients n'est qu'un espoir de plus ou de moins dans nos vies
monotones et sans actions. De son côté la forêt qui était
recouverte d'un manteau de velours vert anglais était musicale et
orchestrée par les oiseaux nomades et [par] les animaux perdues dans
le cadavre de leur proie. Le soleil de son jaune aveuglant
saupoudrait notre peau d'une lumière atypique. Cachée de temps en
temps par des nuages traîtres, il se débattait pour pouvoir ne
serait-ce que faire passer un rayon de soleil. C'était une bataille
de lumière. La feuille accrochée était la dernière survivante à
un automne infernal. De ses nuances passant de la couleur feu au vert
pomme, elle laissait couler au milieu de sa structure une goutte
d'eau solitaire. Elle était timide et apeurée par peur de s'éclater
à la fin de son voyage interminable. Allait-elle tomber sur un
passant innocent ou sur un oiseau voyageant? Elle l'ignorait.
O O
Proposition de Chloé pour le chapitre initiatique (2de3 2012-2013)
cf. Rubrique Le chapitre initiatique
(Réflexion/réflection "sur l'eau" à la suite d'une étude de Pierre et Jean de Maupassant axée sur le thème du double en lien avec le conte "Sur l'eau")
Le visage du jeune homme
était flou et tremblant.
Cependant, ses yeux d'un
bleu immaculé semblaient déterminés par la confusion de l'image
trouble.
Le jeune homme se rendit
compte qu'il avait cette habitude de contempler son visage, reflété
dans l'eau claire de la piscine. Les carreaux blancs sous l'eau
relevaient d'un teint de fraîcheur printanière et mettaient en
valeur le rond visage joyeux du jeune homme. Comme tous les jeudis
soirs, le jeune homme passait des heures à nager dans cette piscine
: deux heures à méditer, ses pensées rythmées par ses mouvements
exécutés avec régularité et détermination. Cette piscine avait
pour particularité ses vastes vitres qui offraient une vue
panoramique sur Paris, depuis le 19ème étage où elle se situe.
Cette fois, il était
seul. Seul avec ses pensées, seul avec Paris nocturne. Il n'entendit
rien que sa respiration, et était choqué
par la parfaite synchronisation de ses mouvements fermes, comme s'il
n'avait jamais prêté attention. Il fendait l'eau, avec ses
mouvements précis et réfléchis, il s'étendait, il prenait la
place. Car oui, cette nuit-là, il était seul. Seul avec lui-même.
Il est 21:30. Les feux s'allument et la piscine s'illumine
progressivement par ses lumières dorées
et flamboyantes. Ce fut comme si le rideau du spectacle s'était
levé. Il entendait des applaudissements, des sifflements. Or, il n'y
avait pas de public. Ce jeune homme était seul cette nuit-là. Tout
en nageant, il monta sur scène, et s'inclina. Tout se passait dans
sa tête, tout. Une fois sur scène, il se sentit seul. Il était
soulagé de ne pas sentir le poids du regard des autres, le poids de
leurs jugements, de leurs mots perçants. Son coeur se remplissait
d'une satisfaction que seule cette libération pouvait procurer. Il
se mit à nager plus vite.
Lorsqu'il tourna la tête,
il vit Paris comme il ne l'avait jamais vu. Il vit un corps brillant;
un feu nourri de fausses promesses et d'opportunités
compromettantes. Une rivière de blâme, qui semblait déborder par
moments. Et soudain, il arrêta sa nage. Il cria : "Paris, à
nous deux maintenant !" telle une prière ambitieuse, avec
une voix qui semblait porter jusqu'à la mer.
Il fit un petit mouvement
de recul en entendant ses mots, son défi résonner. Mais, presque
immédiatement, avec un sourire soulagé
et malicieux (ou "une sourire soulagé et
malicieux aux lèvres"), il marcha la tête haute et le
dos bien droit et se dirigea vers la sortie.
Ses mots résonnèrent
encore, mais personne n'était là pour entendre.
Ce jeune homme s'appelait
Tango.
Il était seul cette
nuit-là, seul avec lui-même.
Expérience d'écriture automatique d'Eloïse (2de 3 2012-2013)
Propositions de ré-écriture :
cf. la rubrique De l'écriture à la ré-écriture
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Proposition d'un story-board par Mathilde (2de 3 2013-2014)
cf. La rubrique : Le story-board
O O
Proposition d'un story-board par Mathilde (2de 3 2013-2014)
cf. La rubrique : Le story-board
Première partie
I - Authentique
II - Anamorphose
III- Sourire
IV - Abstrait
V - Au fusain
VI - Une grisaille
VII – Enfance
VIII – Tel à l'origine !
IX – Montmartre
X – L'imperceptible
XI – Un oubli peut-être
XII – Reproduction
XIII – Délicatesse
Deuxième partie :
XIV – Rencontre
XV – Demain dès l'aube
XVI – Voyage
XVII – Induction
XVIII – XIX – Ignorance
XIX – Avec plaisir
D'autres propositions des 2des3 2013-2014 suivront...
O O
Errance
Cette délicatesse imperceptible
Le tableau
La route vers l'infini
Page blanche
Bonheur
Mon âme soeur
Ripples dans un étang vide
La petite bille rouge
Un jour d'été
La foule monochrome
Le rêve maudit
Le bronzage s'efface
La fin de Rodriguez
Voyage perdu
Le soleil se couche
Un colis
Avion
Une rencontre mystérieuse
Génie caché
Une nouvelle destination
O O
D'autres propositions des 2des3 2013-2014 suivront...
O O
Synopsis
collectif (2de 3 2013-2014)
(sur le modèle du jeu surréaliste du "Cadavre exquis" 2013 à partir des titres
de chapitres des synopsis de chaque élève de la classe à la suite d'une étude de Pierre et Jean de Maupassant axée sur le thème du double en lien avec le conte "Sur l'eau")
Errance
Cette délicatesse imperceptible
Le tableau
La route vers l'infini
Page blanche
Bonheur
Mon âme soeur
Ripples dans un étang vide
La petite bille rouge
Un jour d'été
La foule monochrome
Le rêve maudit
Le bronzage s'efface
La fin de Rodriguez
Voyage perdu
Le soleil se couche
Un colis
Avion
Une rencontre mystérieuse
Génie caché
Une nouvelle destination
O O
Story-board proposé par Elsa (2de 1 2013-2014)
Chapitre
1 : «
C’est une histoire de métros »
Le personnage
principal se nomme Avner, il n’a pas réellement eu d’enfance. On
réalise que s’il parle de sa mère, le personnage maternel est
« fictif » la mère dont il cite les paroles dans ce
premier paragraphe n’existe pas, elle est le fruit de son
imagination et de ses désirs.
« Mon fils est né.
Emerveillement. On me demande. Comment s’appelle-t-il ce petit
bonhomme ? Je m’entends dire :”Avner”. Et c’est vendu
« Avner”, répète la sage femme qui emporte mon petit
ange avec énergie dans ses bras métisses, pourvu qu’elle
ne lui fasse pas mal. Pour les premiers soins, mon fils est escorté
par son père. Et j’ai le sentiment magique que ça y est, il y a
encore quelques instants, ce petit nourrisson, avec son charmant
petit nez et ses yeux de chat gris bleu, étaient en moi et
désormais il a marqué le départ de la longue route de sa vie. Mon
mari lui chante des chansons. Il entend, pour la première fois, de
douces notes de la voix d’un père aimant. Je suis encore un peu
sonnée, il est quinze heures et je n’ai pas encore déjeuné. Mais
je n’ai pas faim, je me suis nourrie d’émotions. Quand les
infirmières me lisent le menu du jour, les mots me paraissent une
mélodie. Je hoche la tête, je verrais bien ce que l’on m’amènera
sur ce plateau jaune d’hôpital, de toutes les manières, la seule
chose que j’ai envie de faire, c’est de m’octroyer un peu de
temps avec mon joli petit souriceau.
Son visage est fin. Ses mains toutes
petites. Je suis admirative de son inlassable énergie. Je plane sur
un nuage de bonheur. »
On sait qu’Avner n’a pas connu sa mère
et que son père a rencontré sa nouvelle épouse dans un métro : une femme superbe.
Chapitre 2 :
« Le dimanche de la pensée »
Rencontre avec un
enfant rêveur ; Lire dans les yeux pétillants de cet enfant,
le cheminement du bonheur. Un enfant que l’on détache de ses
parents.
Chapitre 3 :
« Le violoniste aperçu »
Rencontre du musicien
égaré (ajouter des sensations, commentaires concernant le
regard des autres voyageurs, leurs questionnements.) « Vide
comme une partition dénudée. »
Chapitre 4 :
« Brillante étoile »
Introduction au
personnage de Laure. Jeune fille très mince, intelligente, danseuse
étoile sans égal. Souplesse et charme ; elle fait briller les
yeux. Ses mouvements surprennent autant qu’ils fascinent.
(Ficelle :
http://unsouffledeugenie.blogspot.fr/2013/11/ficelle.html)
Chapitre 5 :
« La plume »
Rencontre avec un
écrivain. Eloge du papier.
Chapitre 6 :
« L’ancien usage »
Un jeune intellectuel
pédant s’adresse à lui parce qu’il a aperçu un livre d’André
Gide dans son sac. Une correspondance épistolaire commence entre ces
deux jeunes gens intelligents. Avner moque celui qui se fait appeler
« Seigneur » mais qui n’est autre qu’un Dom Juan peu
respectable qui se cache dans la culture et la préciosité du
langage.
Chapitre 7 :
« Notre Dame de Paris »
La rencontre d’un
lieu cette fois-ci. Notre Dame si digne et belle provoque de
réels questionnements et chamboulements dans la vie d’Avner. A
l’entrée alors qu’il essaie de dépasser les touristes qui font
la queue, on l’expulse de la queue avec violence à l’entrée. Il
reviendra quelques heures plus tard dans l’édifice merveilleux.
Inspiration :
« Notre
Dame » de Gerard de Nerval
Chapitre 8 :
« Khâgne en sucre »
Rencontre avec un
professeur de Khâgne. Avner évoque son lien avec son père et la
façon dont celui ci est intéressé et dévoue à l’avenir empli
de sucés de son fils bien-aimé.
Impossibilité
de créer un lien. Alors qu’il est immobile et pensif, le
professeur parvient à le faire rire. Il fait son métier par
passion, amour de la littérature, désir de transmission. « Ce
qu'on ne partage pas est voué à l'oubli. »
Chapitre
9 : « Caste souterraine »
Une
« aristocrate ratée » avec ses valises de marques
chères. Les escarpins sont peu adaptés. La femme ressent de la
honte, elle aimerait être la plus belle.
Chapitre 10 :
« Astrid, princesse norvégienne. »
Rencontrée dans un
train partant d’Oslo. La beauté incarnée, elle n’adresse pas la
parole au personnage ni ne lui accorde un sourire ou un coup d’œil
gracieux ce qui le place dans un désarroi monstrueux. Elle a la voix
douce comme un murmure. Inacessibillité, charme d’une jupe. Astrid
boit du vin dans une gourde transparente.
Chapitre 11 :
« Eugénie, nouvelle impératrice. »
Une amie d’enfance
qui a ligoté Avner dans une armoire lorsqu’ils avaient 8 ans.
Eperdument amoureuse d’un personnage qu’elle décrit comme
taciturne et dépressif alors qu’il est depuis longtemps sorti de
sa coquille, il se laisse séduire par la vérité de la jeune femme.
Fleurs. Poésie. « La
lyre du poète » Eugénie a une autorité naturelle et elle
s’intéresse beaucoup à la psychanalyse.
Chapitre 12 :
« La jouissance d’un homme en cravate »
Satisfait et
accompli. Il arbore l’élégance et un sourire radieux.
Incroyablement normal. Ce personnage marque Avner par sa grande
taille, son doux parfum, la façon dont il parle de ses enfants dans
le combiné du téléphone avec sa femme.
Inspiration :
« Vous me dégoûtez tous, avec votre bonheur ! Avec votre vie
qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent
tout ce qu'ils trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours,
si on n'est pas trop exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite, et
que ce soit entier ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste,
moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je
veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que
quand j'étais petite ou mourir. » (Antigone
de Jean Anouilh)
Chapitre 13 :
« Samson : Sans sons. »
La rencontre miroir.
Quelle jouissance que de trouver quelqu’un comme soi. On associe un
côté assez féminin au personnage mystérieux, qui malgré son
regard perdu connaît sa direction. Samson est un acteur, il porte
beaucoup d’attention à Avner. Il y a un monde entre ce qu’il dit
et ce qu’il pense. Cette rencontre est due à une tendre amie que
les deux garçons ont aimée.
Lettre d’Avner au
présumé Samson :
« Je
t'ai appelé ainsi, parce que notre rencontre a été sans sons, sans
bruits et que je n'ai pas la moindre idée de ce que pourrait être
ton nom. »
Chapitre 14 :
« L’albatros »
L’enfant rêveur :
enfant surdoué se plie aux commodités des adolescents de nos jours.
Il n’admet plus sa différence, sa créativité ainsi sa démarche
change. Peut-être Avner a t-il changé lui aussi.
Dés lors qu’Avner
accepte qu’il ait changé, on choisit de ne pas s’intéresser à
son évolution. Quelqu’un lui a dit qu’il ne fallait plus
regarder le monde du métro.
O O


