Le style

"Le style, c'est l'homme même"

Correspondances 2014 : le dossier pré-rédactionnel
Entreprendre l'écriture d'un roman pour apprendre, "en lisant, en écrivant"
Une mise en perspective historique et critique dans le cadre de l'aventure d'écriture d'un roman collectif interactif :Un enquête anthropologique sur la place du sujet dans l'histoire de la communication et des représentations
L'autre, un sujet en question : de Cercles/Frictions en "Cercles/Fictions"
pour une "échologie du temps perdu et retrouvé"


 "Tempo è galant'uomo"
Envoyez votre proposition de story-board et/ou vos chapitres à cette adresse : 

 tempoe@hotmail.fr

Les chapitres de cette odyssée inter-nautique polyphonique expérimentale seront au mis en ligne sur la page d'accueil au fil des propositions des romanciers en devenir dès la fin du mois de janvier 2014..

 cf. Rubrique "Personnages"
 
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"Le style, c'est l'homme même"

Une enquête générationnelle et intergénérationnelle à la recherche d'une esthétique fondée sur une éthique contemporaine : 
 de la préface de Cromwell par Victor Hugo citant les sorcières de Macbeth de Shakespeare (I, 1) :

"Fair is foul, and foul is fair"
(traduit par "le beau est laid et le laid est beau")

  à Theodor Adorno : 


"L'art consiste à résister par la forme et rien d'autre contre le cours du monde qui continue de menacer les hommes comme un pistolet appuyé contre leur poitrine."
Notes sur la littérature (1958, 1961, 1965, 1974), trad. Sibylle Muller, Flammarion, 2004 

"Tout est dans la forme", Balzac, Illusions perdues

"Le temps lui-même est une forme", Roland Barthes

"C'est la contradiction qui donne la vie en littérature"
le personnage de l'écrivain dans Illusions perdues  de Balzac

 

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Le style : préface de Pierre et Jean, Maupassant (1887)


"Le style c'est l'homme-même", Buffon*

* cité dans la préface de Pierre et Jean de Maupassant : "le talent n'est qu'une longue patience. Travaillez."
(En fait, cette citation est inspirée d'une autre attribuée à Buffon dans son Discours à l'Académie Française en 1753 : "Le génie n'est qu'une plus grande aptitude à la patience.")

"Quelle que soit la chose qu'on veut dire, il n'y a qu'un mot pour l'exprimer, qu'un verbe pour l'animer et qu'un adjectif pour la qualifier."
Maupassant, dans sa préface de Pierre et Jean se reconnaît le "disciple" de Flaubert ("idées sur le style" en lien avec la "théorie de l'observation").

"La nature de cette langue est d'être claire, logique et nerveuse. Elle ne se laisse pas affaiblir, obscurcir ou corrompre."

"D'un mot mis en sa place enseigna le pouvoir", Boileau
(cf. "Art poétique", EAF 2005)


Synthèses 2011-2012-2013 des comptes-rendus de lecture éditoriaux du roman :

 Pierre et Jean de Maupassant

http://tempoestyle.blogspot.com


à suivre..

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Comment écrire ?

« Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire », Italo Calvino
cf. Rubrique : Style 

cf. EAF 2005

La préface de Pierre et Jean de Maupassant

Lettres à un jeune poète, R.M Rilke (1903-1908)


Romans de poètes :

de La Recherche du temps perdu (1913-1927)
aux Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910)
à Dedalus de Joyce (A portrait of the Artist as a Young Man : 1916)

A suivre..

cf. Rubrique "De la lecture à l'écritureé

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Pourquoi écrire ?

« Ecrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. »
Roland Barthes, Sur Racine (préface)


« silence de l'œuvre qui parle et parole de l'homme qui écoute, tel est le souffle infini de la littérature dans le monde et dans l'histoire." Roland Barthes, Sur Racine (préface)

"Si la littérature est essentiellement, comme je le crois, à la fois un sens posé et un sens déçu, Racine est sans doute le plus grand écrivain français ; son génie ne serait alors situé spécialement dans aucune des vertus qui ont fait successivement sa fortune (car la définition éthique de Racine n'a cessé de varier), mais plutôt dans un art inégalé de la disponibilité, qui lui permet de se maintenir dans le champ de n'importe quel langage critique.
Cette disponibilité n'est pas une vertu mineure ; elle est bien au contraire l'être même de la littérature, porté à son paroxysme. Ecrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question demeure.[…] Mais pour que le jeu s'accomplisse […], il faut que l'œuvre soit vraiment une forme, qu'elle désigne vraiment un sens tremblé, et non un sens fermé […] il faut qu'à la duplicité fatale de l'écrivain, qui interroge sous couvert d'affirmer, corresponde la duplicité du critique, qui répond sous couvert d'interroger. […] Allusion et assertion, silence de l'œuvre qui parle et parole de l'homme qui écoute, tel est le souffle infini de la littérature dans le monde et dans l'histoire."
Roland Barthes, Sur Racine (préface)

"Tous les textes qui sont donnés ici sont comme les maillons d'une chaîne de sens, mais cette chaîne est flottante. Qui pourrait la fixer, lui donner un signifié sûr ? Le temps peut-être : rassembler des textes anciens dans un livre nouveau, c'est vouloir interroger le temps, le solliciter de donner sa réponse aux fragments qui viennent du passé ; mais le temps est double, temps de l'écriture et du temps de la mémoire, et cette duplicité appelle à sont tour un sens suivant : le temps lui-même est une forme."
Roland Barthes, Essais critiques, Préface, 1964 

 cf. Rubrique : De la lecture à l'écriture

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« Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire », Italo Calvino