Descriptif des projets romanesques collectifs
inter-nautiques expérimentaux sur internet
Entreprendre l'écriture d'un
roman pour apprendre, "en lisant, en écrivant"
(en lien
avec l'étude des programmes d'étude de la littérature et de la
langue au Collège et au Lycée :
Littérature
et société - Le roman et ses personnages : visions de l'homme et du
monde)
à Joël Pommerat
http://tempoetheatre.blogspot.com

"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans"
Arthur Rimbaud
Une remise en cause des notions d'intrigue et de personnages ? 2ème étape au Lycée
"Intelligenti pauca"
O O
Rubrique : Comment participer ?
"Amant alterna Camenae"
("Les Muses aiment les chants alternés")
Virgile
"Intelligenti pauca"
("A ceux qui sont capables de comprendre, peu de mots suffisent")
"Mane et specta"
Les
articles du making
of (ou
dossier pré-rédactionnel) disparaîtront progressivement de la page
d'accueil au profit des pages du roman lui-même au fil de leur mise
en ligne.
Le deuxième volet d'une installation romanesque collective contemporaine
"Tempo
è galant'uomo"
Jeu de société proposé par
Laure-Diane Loquet
Jeudi 27 février 2014
(dans le prolongement de Tempo è correspondance en 2005-2006 sur http://recrearte.org)à Joël Pommerat
à l'enthousiasme..
à Leah et au "génie adolescent"..
à Leah et au "génie adolescent"..
aux "Muses orphelines" ..
aux Partenariat avec l'Odéon-Théâtre de l'Europe, La Comédie Française et le Théâtre de La Colline.
Une
odyssée romanesque polyphonique inter-nautique intergénérationnelle
expérimentale
Une mise en
perspective historique et critique dans le cadre de l'aventure
d'écriture de romans collectifs interactifs : une enquête
anthropologique sur la place du sujet dans l'histoire de la
communication et des représentations, pour une école du lecteur, du
spectateur, du dramaturge, du metteur en scène, du poète et romancier de sa propre vie, aujourd'hui..
"Eucharis me dit que c'était le printemps" "On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans"
Arthur Rimbaud
De
la lecture à l'écriture,
de
l'écriture à la ré-écriture : une filiation,
de "cercles/fictions" en "cercles/fictions"
Entreprendre l'écriture d'un
roman pour apprendre ?
"En
lisant, en écrivant"
un
"pas
de deux" entre
vous et vous
entre
poésie, roman, essai et théâtre
à
propos des questions de
la
continuité,
de
la
discontinuité
de "La Comédie humaine" au "Temps retrouvé"
de "La Comédie humaine" au "Temps retrouvé"
de
"cercles/fictions"
en "cercles/fictions" avec
Joël
Pommerat
pour une renaissance des perspectives,
une école du lecteur et du spectateur aujourd'hui,
une école du lecteur et du spectateur aujourd'hui,
en
Partenariat avec L'Odéon Théâtre de l'Europe : "Les
Bibliothèques de l'Odéon"
Du
héros au personnage suivant le fil d'une intrigue : 1ère
étape au Collège
Une remise en cause des notions d'intrigue et de personnages ? 2ème étape au Lycée
Un
retour aux notions d'intrigue et de personnages ? 3ème
étape à partir de 18 ans
Le
making of de ces trois romans collectifs expérimentaux :
de la lecture à
l'écriture
Le
roman des romans :
http://tempoedis-parition.blogspot.com
O
O
Pourquoi écrire ?
"J'ai écrit pour
pouvoir penser"
Joël
Pommerat, Théâtres
en présence
Ces
odyssées polyphoniques inter-nautiques se proposent de mettre en
scène les
"pas
de deux"
de
personnages
à
la recherche d'une esthétique et d'une éthique générationnelles
et intergénérationnelles sur
les thèmes inspirés de La
Recherche du temps perdu
de
Marcel
Proust (ou
"comment
devenir écrivain
?"),
de
l'art
d'aimer,
de
la
fugue,
de
l'exil,
de la
filiation,
des rencontres
et des malentendus, de
la séparation
et
du lien, des
métamorphoses,
de
l'art
et
de
la
manière,
de
la
création
.
.
C'est pourquoi je
vous propose d'écrire, non pas "sur vous" mais "avec"
vous ..
"Ni rire ni pleurer, mais
comprendre"
Spinoza
vraiment ?
Spinoza
vraiment ?
Rubrique
Qui ?
O O
"Eucharis me dit que c'était le printemps"
"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans"
Joël
Pommerat, Cercles/Fictions
(p. 37)
Rubrique Jeu de société
O O
Le jeu d'écriture romanesque à rebours en "cercles/fictions" a commencé..
Générations 2014, 2013, 2012.. 2000, 2002, 2002 .. 1996, 1997, 1998, 1996, 1983, 1975, 1974.. 1963, 1957, 1956.. 1949..
parce que..
"la vraie vie .. c'est la littérature"
Marcel Proust, Le Temps retrouvé
"Le style, c'est l'homme même"
O O
"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans"
Qui est l'auteur de ces citations ?
Dans quels textes est-il question d'Eucharis ?
Dans quels textes est-il question d'Eucharis ?
Où cette photo a-t-elle été
prise ?
Quel est le nom de ce personnage ?
Dans quel roman en est-il question ?
N'oubliez pas, ce n'est qu'un
jeu..
Une invitation à l'écriture romanesque..
pour "un pas de deux"
une autre façon d'écrire..
de se rencontrer..
de se connaître et de se reconnaître..
avec bienveillance et indulgence..
"Voilà
c'est parti
TOUT LE MONDE !
JOUEZ!"
Rubrique Jeu de société
O O
Le jeu d'écriture romanesque à rebours en "cercles/fictions" a commencé..
Générations 2014, 2013, 2012.. 2000, 2002, 2002 .. 1996, 1997, 1998, 1996, 1983, 1975, 1974.. 1963, 1957, 1956.. 1949..
Les articles du making of (ou dossier pré-rédactionnel) disparaîtront progressivement de la page d'accueil au profit des pages de romans au fil de leur mise en ligne.
"Amant
alterna Camenae", Virgile
(Les Muses
aiment les chants alternés)parce que..
"la vraie vie .. c'est la littérature"
Marcel Proust, Le Temps retrouvé
"Le style, c'est l'homme même"
Le chevalier à la croisée des chemins, Victor Mikhaïlovich Vasnetsov (1878)
http://tempoemythe.blogspot.com
Rubrique : le style
"Toute écriture est un palimpseste", Gérard Genette
"Tempo è galant'uomo"
Figaro
Beaumarchais, Le Mariage de Figaro (III,5)
http://tempoemythe.blogspot.com
Rubrique : le style
"Toute écriture est un palimpseste", Gérard Genette
"Tous
les textes qui sont donnés ici sont comme les maillons d'une chaîne
de sens, mais cette chaîne est flottante. Qui pourrait la fixer, lui
donner un signifié sûr ? Le temps peut-être : rassembler des
textes anciens dans un livre nouveau, c'est vouloir interroger le
temps, le solliciter de donner sa réponse aux fragments qui viennent
du passé ; mais le temps est double, temps de l'écriture et du
temps de la mémoire, et cette duplicité appelle à sont tour un
sens suivant : le
temps lui-même est une forme."
« Un classique est un livre qui n’a
jamais fini de dire ce qu’il a à dire »
Italo Calvino
"Tempo è galant'uomo"
Figaro
Beaumarchais, Le Mariage de Figaro (III,5)
O O
Vous pouvez participer à tout moment à l'écriture de ce roman conçu comme
une
"installation" contemporaine
expérimentale
("working
in progress")
De la lecture à l'écriture, de l'écriture à la ré-écriture : une filiation.
Entreprendre l'écriture d'un roman pour apprendre ?
"En lisant, en écrivant"
Titre d'un essai de Julien Gracq
"J'ai écrit pour pouvoir penser"
Joël Pommerat, Théâtres en présence
pour une école du lecteur et du romancier de sa propre vie, aujourd'hui..
du "temps retrouvé" de la mémoire volontaire et involontaire
Entreprendre l'écriture d'un roman pour apprendre ?
"En lisant, en écrivant"
Titre d'un essai de Julien Gracq
"J'ai écrit pour pouvoir penser"
Joël Pommerat, Théâtres en présence
Une
mise en perspective historique et critique dans le cadre de
l'aventure d'écriture de romans collectifs interactifs :
une
enquête anthropologique sur la place du sujet dans l'histoire de la
communication et des représentations,pour une école du lecteur et du romancier de sa propre vie, aujourd'hui..
"J'ai
essayé de faire de vous de bons lecteurs, qui lisent non dans le but
infantile de s'identifier aux personnages du livre, ni dans le but
adolescent d'apprendre à vivre, ni dans le but académique de
s'adonner aux généralisations. J'ai essayé de vous apprendre à
lire les livres pour leur forme, pour leurs visions, pour leur art.
J'ai essayé de vous apprendre à éprouver un petit frisson de
satisfaction artistique, à partager non point une émotion des
personnages du livre, mais les émotions de son auteur – les joies
et les difficultés de la création. Nous n'avons pas glosé autour
des livres, à propos des livres, nous sommes allés au centre de tel
ou tel chef-d'oeuvre, au coeur même du sujet."
Vladimir Nabokov
O O
O O
Une odyssée romanesque polyphonique inter-nautique
intergénérationnelle expérimentale
un
"pas de deux"
entre Marcel
Proust et
Roland Barthes
des Théâtres en présence,
de "cercles/fictions" en "cercles/fictions"
entre roman, essai et théâtre
http://tempoetheatre.blogspot.com
à propos des questions de l'amour, de la
continuité, de la discontinuité et du
tempsdes Théâtres en présence,
de "cercles/fictions" en "cercles/fictions"
avec Joël
Pommerat
entre roman, essai et théâtre
en
Partenariat avec L'Odéon Théâtre de l'Europe: "Les
Bibliothèques de l'Odéon"
http://tempoetheatre.blogspot.com
du "temps retrouvé" de la mémoire volontaire et involontaire
"Les régimes totalitaires brûlent les livres, la démocratie les noie"
Jean Zéboulon, Pensées pour moi-même et quelques autres
Rubriques :
De la lecture à l'écriture
De l'écriture à la ré-écriture
Littérature et société
O O
O O
De L'Espace vide de Peter Brook aux Théâtres en présence de Joël Pommerat
http://tempoemythe.blogspot.com
"Acta est fabula"
("La comédie est terminée")
"C'est la contradiction qui donne la vie en littérature"
Balzac, Illusions perdues
"Pas de deux" entre soi et moi
"Je est un autre"
Arthur Rimbaud
C'est pourquoi je vous propose d'écrire "avec" vous
(non pas "sur" vous, à la 1ère personne du singulier)
"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache" André Malraux
Ce qu'il (se) cache ?
"Tout est dans la forme"
Balzac, Illusions perdues
"le temps lui-même est une forme"
De la lecture à l'écriture
De l'écriture à la ré-écriture
Littérature et société
O O
Pourquoi
écrire ?
"J'ai
écrit pour pouvoir penser"
Joël Pommerat, Théâtres en présence
Joël Pommerat, Théâtres en présence
« Ecrire,
c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation
indirecte,
à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens,
on s'abstient de répondre. »
« silence
de l'œuvre qui parle et parole de l'homme qui écoute,
tel est le
souffle infini de la littérature dans le monde et dans l'histoire."
Roland Barthes, Sur
Racine (préface)
"Si
la littérature est essentiellement, comme je le crois, à
la fois un sens posé et un sens déçu,
Racine est sans doute le plus grand écrivain français ; son génie
ne serait alors situé spécialement dans aucune des vertus qui ont
fait successivement sa fortune (car la définition éthique de Racine
n'a cessé de varier), mais plutôt dans un art inégalé de la
disponibilité, qui lui permet de se maintenir dans le champ de
n'importe quel langage critique.
Cette
disponibilité n'est pas une vertu mineure ; elle est bien au
contraire l'être même de la littérature, porté à son paroxysme.
Ecrire, c'est ébranler le
sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle
l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre.
La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son
histoire, son langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et
liberté changent infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est
infinie : on ne cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit
hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis
remplacés, les sens passent, la question demeure.[…] Mais pour que
le jeu s'accomplisse […], il faut que l'œuvre soit vraiment une
forme, qu'elle désigne vraiment un sens tremblé, et non un sens
fermé […] il faut qu'à la duplicité fatale de l'écrivain, qui
interroge sous couvert d'affirmer, corresponde la duplicité du
critique, qui répond sous couvert d'interroger. […] Allusion
et assertion, silence de l'œuvre qui parle et parole de l'homme qui
écoute, tel est le souffle infini de la littérature dans le monde
et dans l'histoire."
Roland Barthes, Sur
Racine (préface)
"Tous
les textes qui sont donnés ici sont comme les maillons d'une chaîne
de sens, mais cette chaîne est flottante. Qui pourrait la fixer, lui
donner un signifié sûr ? Le temps peut-être : rassembler des
textes anciens dans un livre nouveau, c'est vouloir interroger le
temps, le solliciter de donner sa réponse aux fragments qui viennent
du passé ; mais le temps est double, temps de l'écriture et du
temps de la mémoire, et cette duplicité appelle à sont tour un
sens suivant : le
temps lui-même est une forme."
Roland Barthes, Essais
critiques, Préface, 1964
« Un classique est un livre qui n’a
jamais fini de dire ce qu’il a à dire »
Italo Calvino
"Tout est dans la forme"
Balzac, Illusions perdues
"le temps lui-même est une forme"
"Tout est dans la forme"
Balzac, Illusions perdues
"le temps lui-même est une forme"
Roland Barthes, Sur
Racine (préface)
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Lettre
à un jeune poète, Rainer
Maria Rilke :
Paris, le 17 février 1903
Lettres à un jeune
poète : 1903-1908
"Personne
ne pense qu'il y a en eux une enfance en train de se perdre"
GERARD
dans Une
année sans été
de
Catherine Anne
(1987)
"Est-il
possible, pense-t-il, qu'on n'ait encore rien vu, reconnu et dit de
vivant ?"
Rainer-Maria
Rilke, Les
Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910)
"Il
me paraît toujours merveilleux que nous ayons eu devant les yeux, au
temps de notre jeunesse, d'aussi purs poètes. Mais je me le demande
avec une secrète inquiétude : des âmes aussi totalement consacrées
à l'art lyrique seront-elles possibles à notre époque, avec
les conditions nouvelles de notre existence, qui arrachent les hommes
à tout recueillement et les jettent hors d'eux-mêmes
dans
une fureur meurtrière, comme un incendie de forêt chasse les
animaux de leurs profondes retraites ?"
Hommage de Stefan Zweig à Rainer
Maria Rilke
(cité
par Patrick Modiano dans la préface des Cahiers
de Malte Laurids Brigge
de
Rilke)
« De
tous ceux-là, aucun n'a peut-être mené une existence plus
silencieuse, plus mystérieuse et invisible que Rilke [...] Rilke
était difficile à atteindre. Il n'avait pas de maison, pas
d'adresse où on eût pu l'aller quérir, pas de foyer, pas de
demeure permanente, pas d'emploi. Toujours il était en route à
travers le monde, et personne, pas même lui, ne savait d'avance de
quel côté il tournerait ses pas. Par
son âme sensible et impressionnable à l'excès,
toute décision arrêtée, tout projet et toute annonce était déjà
une charge.
"Le
monde d'hier - Paris, la ville de l'éternelle jeunesse,
Stefan Sweig
Paris, le 17 février 1903.
Cher Monsieur,
Votre lettre vient à peine de me parvenir. Je tiens
à vous en remercier pour sa précieuse et large confiance. Je ne
peux guère plus. Je n'entrerai pas dans la manière de vos vers,
toute préoccupation critique m'étant étrangère. D'ailleurs,
pour saisir une œuvre d'art, rien n'est pire que les mots de la
critique. Ils n'aboutissent qu'à des malentendus plus ou
moins heureux. Les choses ne sont pas toutes à prendre ou à dire,
comme on voudrait nous le faire croire. Presque
tout ce qui arrive est inexprimable et s'accomplit dans une région
que jamais parole n'a foulée. Et plus inexprimables que tout sont
les œuvres d'art, ces êtres secrets dont la vie ne finit pas et que
côtoie la nôtre qui passe.
Ceci dit, je ne puis qu'ajouter que vos
vers ne témoignent pas d'une manière à vous. Ils n'en
contiennent pas moins des germes de personnalité, mais timides et
encore recouverts. Je l'ai senti
surtout dans votre dernier poème : « Mon âme ».
Là quelque chose de propre veut trouver
issue et forme. Et tout au long du beau poème « A
Léopardi » monte une sorte de parenté avec ce prince, ce
solitaire. Néanmoins, vos poèmes n'ont pas
d'existence propre, d'indépendance, pas même le dernier,
pas même celui à Léopardi. Votre bonne lettre qui les accompagnait
n'a pas manqué de m'expliquer mainte insuffisance, que j'avais
sentie en vous lisant, sans toutefois qu'il me fût possible de lui
donner un nom.
Vous demandez si vos vers sont bons. Vous me le
demandez à moi. Vous l'avez déjà demandé à d'autres. Vous les
envoyez aux revues. Vous les comparez à d'autres poèmes et vous
vous alarmez quand certaines rédactions écartent vos essais
poétiques. Désormais (puisque vous m'avez permis de vous
conseiller), je vous prie de renoncer à tout cela. Votre
regard est tourné vers le dehors ; c'est cela surtout que
maintenant vous ne devez plus faire. Personne ne peut vous
apporter conseil ou aide, personne. Il n'est
qu'un seul chemin. Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous
fait écrire : examinez s'il pousse ses racines au plus profond
de votre cœur. Confessez-vous à vous-même :
mourriez-vous s'il vous était défendu d'écrire ? Ceci
surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre
nuit : « Suis-je vraiment
contraint d'écrire ? »
Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse. Si cette
réponse est affirmative, si vous pouvez faire front à une aussi
grave question par un fort et simple : « Je
dois », alors
construisez votre vie selon cette nécessité. Votre vie, jusque dans
son heure la plus indifférente, la plus vide, doit devenir signe et
témoin d'une telle poussée. Alors, approchez de la
nature. Essayez de dire, comme si vous étiez le premier homme, ce
que vous voyez, ce que vous vivez, aimez, perdez. N'écrivez pas de
poèmes d'amour. Evitez d'abord ces thèmes trop courants : ce
sont les plus difficiles. Là où des traditions sûres, parfois
brillantes, se présentent en nombre, le poète ne peut livrer du
propre qu'en pleine maturité de sa force. Fuyez
les grands sujets pour ceux que votre quotidien vous offre. Dites vos
tristesses et vos désirs, les pensées qui vous viennent, votre foi
en une beauté. Dites tout cela avec une sincérité intime,
tranquille et humble. Utilisez pour vous exprimer les choses qui vous
entourent, les images de vos songes, les objets de vos souvenirs. Si
votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas. Accusez-vous
vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses
richesses. Pour le créateur rien n'est pauvre, il n'est pas de lieux
pauvres, indifférents. Même si vous étiez dans une
prison, dont les murs étoufferaient tous les bruits du monde, ne
vous resterait-il pas toujours votre
enfance, cette précieuse, cette royale richesse, ce trésor de
souvenirs ? Tournez là votre esprit. Tentez de
remettre à flot de ce vaste passé les impressions coulées. Votre
personnalité se fortifiera, votre solitude se peuplera et vous
deviendra comme une demeure aux heures incertaines du jour, fermée
aux bruits du dehors. Et si de ce retour en
vous-même, de cette plongée dans votre propre monde, des vers vous
viennent, alors vous ne songerez pas à demander si ces vers sont
bons. Vous n'essaierez pas d'intéresser des revues à ces travaux,
car vous en jouirez comme d'une possession naturelle, qui vous sera
chère, comme d'un de vos modes de vie et d'expression. Une œuvre
d'art est bonne quand elle est née d'une nécessité.
C'est la nature de son origine qui la juge. Aussi , cher monsieur,
n'ai-je pu vous donner d'autre conseil que celui-ci : entrez en
vous-même, sondez les profondeurs où votre vie prend sa source.
C'est là que vous trouverez la réponse à la question :
devez-vous créer ? De cette réponse
recueillez le son sans en forcer le sens. Il en sortira peut-être
que l'Art vous appelle. Alors prenez ce destin, portez-le, avec son
poids et sa grandeur, sans jamais exiger une récompense qui pourrait
venir du dehors. Car le créateur doit être tout un univers pour
lui-même, tout trouver en lui-même et dans cette part de la Nature
à laquelle il s'est joint.
Il se pourrait qu'après cette descente en
vous-même, dans le « solitaire » de vous-même,
vous dussiez renoncer à devenir poète. (Il
suffit, selon moi, de sentir que l'on pourrait vivre sans écrire
pour qu'il soit interdit d'écrire.) Alors même, cette
plongée que je vous demande n'aura pas été vaine. Votre vie lui
devra en tout cas des chemins à elle. Que ces chemins vous soient
bons, heureux et larges, je vous le souhaite plus que je ne saurais
le dire.
Que pourrais-je ajouter ? L'accent me semble
mis sur tout ce qui importe. Au fond, je
n'ai tenu qu'à vous conseiller de croître selon votre loi,
gravement, sereinement. Vous ne pourriez plus violemment troubler
votre évolution qu'en dirigeant votre regard au dehors, qu'en
attendant du dehors des réponses que seul votre sentiment le plus
intime, à l'heure la plus silencieuse, saura peut-être vous donner.
J'ai eu plaisir à trouver dans votre lettre le nom
du professeur Horacek. J'ai voué à cet aimable savant un grand
respect et une reconnaissance qui durent déjà depuis des années.
Voulez-vous le lui dire ? Il est bien bon de penser encore à
moi et je lui en sais gré.
Je vous rends les vers que vous m'aviez aimablement
confiés, et vous dis encore merci pour la cordialité et l'ampleur
de votre confiance. J'ai cherché dans cette réponse sincère,
écrite du mieux que j'ai su, à en être un peu plus digne que ne
l'est réellement cet homme que vous ne connaissiez pas.
Dévouement et sympathie.
Rainer Maria Rilke
O O
De L'Espace vide de Peter Brook aux Théâtres en présence de Joël Pommerat
"Cette métaphore qu'on
emploie souvent pour dire que la vie est un théâtre n'est pas si
fausse et ce monde d'aujourd'hui, ce monde
de communication a développé ce processus de brouillage par la
représentation. On ne cesse pas de se mettre en scène,
de mettre en scène sa parole, son rapport aux autres. L'inverse
d'une spontanéité.
Et au théâtre on vient
pour autre chose.
Il
y a un processus historique dans cette démarche. Je fais
le théâtre que j'aimerais voir dans ce monde-là dans lequel je
vis. J'ai envie d'aller au théâtre pour voir un instant où ça
cesse, où ça cesse enfin de jouer, de composer. Cette utopie n'a
rien à voir avec une recherche de pureté. C'est simplement une
expérience, une tentative artistique et
humaine à la fois : aller vers plus d'abandon et moins de
contrôle, aller vers un laisser-être. Non pas dissimuler, non pas
composer mais plutôt montrer.
En disant cela, je ne
suis pas en train de faire une critique de la société, car moi
aussi je suis en représentation permanente, je suis dans des
stratégies, je n'échappe à rien de tout ce dont je parle mais
c'est fatigant, et ça crée le besoin d'autre chose, ça crée le
besoin d'être simplement là."
Théâtres
en présence,
Joël Pommerat (pp.12-13)
O O
Où est passé le temps ?
Des Théâtres en présence de "Cercles/Fictions" en "Cercles/Fictions"
Où est passé le temps ?
Des Théâtres en présence de "Cercles/Fictions" en "Cercles/Fictions"
De "La Comédie Humaine"
au "Temps retrouvé"
pour une école du lecteur, spectateur, poète, metteur en scène, dramaturge et romancier de sa propre vie, aujourd'hui..
Ces odyssées polyphoniques inter-nautiques,
se proposent de mettre en scène
les "pas de deux" de personnages
La Recherche du temps perdu de Marcel Proust
(ou "comment devenir écrivain ?")
de l'art d'aimer, de la fugue, de l'exil,
de la filiation, des rencontres et des malentendus,
de la séparation et du lien,
des métamorphoses,
de l'art et de la manière,
de l'art et la matière,
de la création . .
au "Temps retrouvé"
Une
mise en perspective historique et critique
une
enquête anthropologique sur la place du sujet dans l'histoire de la
communication et des représentations,pour une école du lecteur, spectateur, poète, metteur en scène, dramaturge et romancier de sa propre vie, aujourd'hui..
Ces odyssées polyphoniques inter-nautiques,
se proposent de mettre en scène
les "pas de deux" de personnages
à la recherche d'une esthétique et d'une éthique générationnelles et intergénérationnelles
sur les thèmes inspirés de La Recherche du temps perdu de Marcel Proust
(ou "comment devenir écrivain ?")
de l'art d'aimer, de la fugue, de l'exil,
de la filiation, des rencontres et des malentendus,
de la séparation et du lien,
des métamorphoses,
de l'art et de la manière,
de l'art et la matière,
de la création . .
"Ce
travail de l'artiste,
de chercher à apercevoir sous de la matière, sous de l'expérience,
sous des mots quelque chose de différent, c'est exactement le
travail inverse de celui que, à chaque minute, quand nous vivons
détourné de nous-même, l'amour-propre, la passion, l'intelligence,
et l'habitude aussi accomplissent en nous, quand elles amassent
au-dessus de nos
impressions vraies,
pour nous les cacher entièrement, les nomenclatures, les buts
pratiques que nous appelons faussement la vie. En somme,
cet art si compliqué est justement
le
seul art vivant.
Seul il exprime pour les autres et nous fait voir à nous-même notre
propre vie, cette
vie qui ne peut pas s'"observer", dont les apparences qu'on
observe ont besoin d'être traduites et souvent lues à rebours et
péniblement déchiffrées.
Ce travail qu'avaient fait notre amour-propre, notre passion, notre
esprit d'imitation, notre intelligence abstraite, nos habitudes,
c'est
ce travail que l'art défera,
c'est la
marche en sens contraire, le retour aux profondeurs où ce qui a
existé réellement gît inconnu de nous,
qu'il nous fera suivre."
Marcel
Proust,
Le Temps retrouvé
"J'ai
eu la chance de rencontrer un auteur qui s'appelle Marcel Proust
/.../ : c'est quelqu'un qui voue son existence à la question de
savoir s'il va pouvoir ou pas devenir écrivain, mais c'est en se
posant cette question, en agissant dans le sens de cette question
qu'il fait fonction artistique."
Joël
Pommerat, Entretien avec Christophe Triau, Bpi Pompidou
http://tempoemythe.blogspot.com
"Acta est fabula"
("La comédie est terminée")
"C'est la contradiction qui donne la vie en littérature"
Balzac, Illusions perdues
"Pas de deux" entre soi et moi
"Je est un autre"
Arthur Rimbaud
C'est pourquoi je vous propose d'écrire "avec" vous
(non pas "sur" vous, à la 1ère personne du singulier)
"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache" André Malraux
Ce qu'il (se) cache ?
"Tout est dans la forme"
Balzac, Illusions perdues
"le temps lui-même est une forme"
O O
Comment participer ?
Vous pouvez participer à tout moment à l'écriture de ces romans polyphoniques
en envoyant vos textes à cette adresse :
tempoe@hotmail.fr
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et/ou articles
Vous pourrez signer de votre prénom, d'un pseudonyme ou choisir l'anonymat.
Vous pouvez vous
inspirer des propositions de chapitres actuellement en ligne à la
rubrique Synopsis
avant de proposer le vôtre ou suivre votre seule inspiration à
condition de respecter les enjeux d'écriture de ces romans qui
racontent l'histoire/les histoires de romanciers en devenir
d'aujourd'hui se posant la question de savoir s'il va/vont ou pas
devenir romancier(s).
Rubriques :
Comment participer ?
La ligne éditoriale
Les synopsis
Le cadre spatio-temporel
Les premières phrases
Les débuts de romans
Les personnages
Les rencontres initiatiques
Les titres
Le forum
Le style
De la lecture à l'écriture
De l'écriture à la
ré-écriture
Jeux de société Les articles du making of (ou dossier pré-rédactionnel) disparaîtront progressivement de la page d'accueil au profit des pages de romans au fil de leur mise en ligne.
"Amant alterna Camenae"
("Les Muses aiment les chants alternés")
Virgile
"Intelligenti pauca"
("A ceux qui sont capables de comprendre, peu de mots suffisent")
"Mane et specta"
O O
"Toute
écriture est un palimpseste",
Gérard Genette
Les chapitres du roman seront mis en ligne sur la page d'accueil au fil des ré-écritures de l'odyssée inter-nautique des romanciers en devenir suivant leurs propositions de chapitres et la redistribution de ces chapitres par les différentes équipes éditoriales chargées de la vérification de ces chapitres et de leur succession dans la composition d'ensemble du roman dans le cadre de la ligne éditoriale définie à l'issue du palimpseste en arborescence de plusieurs années d'expérimentations.
Les
articles du making
of (ou
dossier pré-rédactionnel) disparaîtront progressivement de la page
d'accueil au profit des pages du roman lui-même au fil de leur mise
en ligne.
Cette
odyssée inter-nautique romanesque polyphonique interactive
adolescente sur le thème : L'autre,
un sujet en question,
"pas de deux" générationnels et intergénérationnels de cercles-frictions en "Cercles/Fictions" * pour une "échologie du temps perdu et retrouvé" **.
"pas de deux" générationnels et intergénérationnels de cercles-frictions en "Cercles/Fictions" * pour une "échologie du temps perdu et retrouvé" **.
*
Cercles/Fictions,
Joël Pommerat.
**
« Echologie du temps perdu et retrouvé" , Raphaël
Enthoven (Le Monde//Hors-Série
Marcel Proust,
nov.2023-janv.2014)
Du
temps de la lecture à celui de l'écriture, puis de la ré-écriture,
le palimpseste en arborescence de l'odyssée romanesque polyphonique
des romanciers en devenir internautes se poursuit en 2014 et trouvera
son terme en cette fin d'année scolaire sur
Commencée
en 2006 au Lycée Sant-Vincent à Rennes où je l'ai proposé sur
http://recreate.org
dans le cadre d'un
projet Comenius sur l'art contemporain auquel je participais avec
différentes villes européennes (Bruxelles, Prague, Barcelone puis
Madrid),
à l'ENC Lycée Blomet en 2006 puis à l'EABJM, l'aventure d'écriture
romanesque
de ce roman collectif interactif par les romanciers en devenir
pré-adolescents et adolescents internautes d'aujourd'hui favorise
une mise en perspective historique et critique des lectures et des
travaux d'écriture mis en place au Collège et au Lycée. Elle
permet d'inscrire leurs lectures et leurs ré-écritures à partir de
ces textes dans une chronologie afin d'engager sur le long terme la
recherche d'une filiation dans l'histoire des arts et, dans le
prolongement, d'une esthétique et d'une éthique générationnelles,
voire intergénérationnelles, tout en les invitant à trouver leur
propore style par le biais de cette enquête anthropologique
sur la place du sujet dans l'histoire de la communication et des
représentations et des exercices de lecture, d'écriture et de
ré-écriture proposés dans
le cadre de ce laboratoire expérimental d'écriture romanesque
(et pour certains plus motivés,
in fine,
d'écrire leur propre roman).
De
l'étude des textes fondateurs du mythe en classe de Sixième à
celles des romans de chevalerie et d'aventures en classe de Cinquième
avant celle de l'autobiographie en classe de Troisième, du roman
d'apprentissage du XIXème siècle en classe de Seconde, des romans
modernes et contemporains en classes de Premières et de la
Littérature Comparée en classe de Terminales, ce projet
expérimental de romans générationnels et intergénérationnels au
Collège et au Lycée aujourd'hui entrecroise les fils narratifs
(cf. La rubrique « le
story-board ») et argumentatifs
(cf. La rubrique « Littérature et
société »).
Du
héros au personnage suivant le fil d'une intrigue : 1ère
étape au Collège
Un retour aux notions d'intrigue et de personnages ? : 2ème étape au Lycée
Une
promesse aux 5èmes de 2011-2012, pour garder le lien entre 2011-2013
avec http://tempoeclipse.blogspot.com
et l'année qui
commence avec http://tempoecoincidence2014.blogspot.com :
le chapitre de
Louis (5ème 6 2011-12), "L'éclipse"
ne tardera
pas à faire sa réapparition, même si c'est la proposition d'un des
chapitres du story-board d'Alexandre l'an dernier,
"Coïncidence",
qui a donné son titre à la nouvelle arborescence du projet du
palimpseste d'écriture romanesque au Collège de cette nouvelle
année..
O O
Les rubriques en constellation autour de la page d'accueil où s'incriront les pages du roman au fil de leur écriture.
Le makinf of de Correspondances 2014
Entreprendre l'écriture d'un roman pour apprendre, "en lisant, en écrivant"
Dossier pré-rédactionnel/cf. Rubriques : De la lecture à l'écriture et Littérature et société
Le palimpseste en arborescence d'un
"théâtre vivant" d'écriture expérimentale :
Correspondances 2014
(titre provisoire)
une installation romanesque contemporaine ?
("working in progress")
Le palimpseste en arborescence du "théâtre vivant" d'un laboratoire d'écriture romanesque expérimental contemporain.
Une odyssée inter-nautique romanesque polyphonique interactive adolescente :
"Toute écriture est un palimpseste", Gérard Genette
Du héros au personnage suivant le fil d'une intrigue : 1ère étape au Collège
Un retour aux notions d'intrigue et de personnages ? : 2ème étape au Lycée
cf. Rubriques :
"Comment participer ?"Correspondances 2014
(titre provisoire)
une installation romanesque contemporaine ?
("working in progress")
Le palimpseste en arborescence du "théâtre vivant" d'un laboratoire d'écriture romanesque expérimental contemporain.
Une odyssée inter-nautique romanesque polyphonique interactive adolescente :
L'autre,
un sujet en question,
de cercles-frictions en "Cercles/Fictions"
pour
une
"échologie
du temps perdu et retrouvé"de cercles-frictions en "Cercles/Fictions"
"Toute écriture est un palimpseste", Gérard Genette
Du héros au personnage suivant le fil d'une intrigue : 1ère étape au Collège
Un retour aux notions d'intrigue et de personnages ? : 2ème étape au Lycée
cf. Rubriques :
"Le descriptif de cette aventure d'écriture"
"Entretiens et rencontres"
"Le cadre spatio-temporel"
"Les personnages"
"Le chapitre initiatique"
"Littérature et société"
"Le story-board"
"Le style"
Entreprendre l'écriture d'un roman pour apprendre, "en lisant, en écrivant"
Littérature et société - Le
roman et ses personnages, : visions de l'homme et du monde
Une
mise en perspective historique et critique dans le cadre de
l'aventure d'écriture d'un roman collectif interactif :
une enquête
anthropologique sur la place du sujet dans l'histoire de la
communication et des représentations.
"Le style, c'est l'homme même"
Une
mise en perspective historique et critique dans le cadre de
l'aventure d'écriture d'un roman collectif interactif :
une enquête générationnelle et intergénérationnelle à la recherche d'une esthétique fondée sur une éthique contemporaine : de la préface de Cromwell par Victor Hugo citant les sorcières de Macbeth de Shakespeare à Theodor Adorno..
une enquête générationnelle et intergénérationnelle à la recherche d'une esthétique fondée sur une éthique contemporaine : de la préface de Cromwell par Victor Hugo citant les sorcières de Macbeth de Shakespeare à Theodor Adorno..
Une odyssée romanesque polyphonique inter-nautique en quête d'"une belle personne" ..
cf. Rubrique : Les personnages
"Le style, c'est l'homme même"
"Tempo
è galant'uomo"
Les
chapitres de cette odyssée inter-nautique polyphonique expérimentale
seront au mis en ligne sur la page d'accueil au fil des propositions des
romanciers en devenir..
Du héros au personnage : 1ère étape au Collège
Un retour aux notions d'intrigue et de personnages ? : 2ème étape au Lycée
Pourquoi écrire un roman ?
"tempo è galant'uomo"
cf. les articles :
Pourquoi écrire ?
Pourquoi écrire un roman ?
Pourquoi écrire un roman aujourd'hui ?
"Toute
écriture est un palimpseste",
Gérard Genette
O O
Un
roman français adolescent interactif du XXIème siècle pour une
"échologie du
temps perdu et retrouvé",
suivant le titre de l'article de Raphaël Enthoven dans le numéro
"Hors
série"
du Journal Le
Monde
en novembre 2013 : "Marcel
Proust - A l'ombre de l'imaginaire"
qui,
paradoxalement, malgré son titre et la référence à Marcel Proust
ne sera ni épistolaire, ni autobiographique, in construit sur le
modèle traditionnel de type balzacien, puisque son esthétique
générationnelle et intergénérationnelle reste à inventer..
cf. Rubrique : Les personnages
De l'autobiographie au roman :
"Je ne peins pas l'homme, je peins le passage", Montaigne
Préparation du dialogue initiatique entre le romancier en devenir et son Mentor..
"Le style, c'est l'homme même"
"Je cherche un homme", Diogène
Qui sont Joël Pommerat et Raphaël Enthoven ?
cf. Rubriques :
"Entretiens et rencontres"
"Les personnages"
"Le chapitre initiatique"
"Littérature et société"
"Le story-board"
"Le style"
Une enquête générationnelle et intergénérationnelle à la recherche d'une esthétique fondée sur une éthique contemporaine : de la préface de Cromwell par Victor Hugo citant les sorcières de Macbeth de Shakespeare à Theodor Adorno..
"C'est la contradiction qui donne la vie en littérature"
le personnage de l'écrivain dans Illusions perdues de Balzac
à suivre..
Pourquoi écrire un roman ?
à suivre..
Pourquoi écrire un roman aujourd'hui ?
à suivre..
"Tempo è galant'uomo"
"j'aime la vie et c'est pourquoi j'aime tout ce qui a été imprégné par le temps, le temps qui est la forme la plus concrète de notre existence."
"Tempo è galant'uomo"
Débat à propos de la question du personnage : Simon (2de3 2012-2013) pense qu'il faut choisir un personnage et s'attacher à ses pas, "sinon ce n'est pas intéressant pour le lecteur"...
Est-il encore possible,
dans le cadre de la recherche d'une esthétique contemporaine de
"revenir à la notion de personnage"
?
Extrait du Lancelot en prose
De Lancelot et Tristan au duc de Nemours, de La Confession d'un enfant du siècle à Adolphe, à Rastignac et à Lucien de Rubempré, Julien Sorel, Rodolphe, Tholomyès et Bel-Ami, aux Faux-Monnayeurs d'André Gide..
.. aux Choses et à La Disparition de Georges Perec, au Ravissement de Lol V Stein, à L'après-midi de Monsieur Andesmas, à Moderato Cantabile et au Vice Consul de Marguerite Duras, au Château d'Argol, à Un beau ténébreux, au Rivage des Syrtes et à Un Balcon en forêt de Julien Gracq..
De La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette aux Samouraïs de Julia Kristeva et à Femmes de Philippe Sollers à La Valse aux adieux, La Plaisanterie et à L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera.. à Truismes et Il fait beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq.
De Monseigneur Myriel et Jean Valjean dans Les Misérables au Docteur Jivago de Pasternak, à L'Idiot de Dostoïesvski..
O O
au "chant des signes" de Raphaël Enthoven
Samedi 25 janvier à 15h à l'Odéon =-Théâtre de l'EuropeLe Régime des Passions
En partenariat avec l’Odéon-Théâtre de l’Europe.
Rencontres philosophiques préparées et animées par Raphaël Enthoven, assisté de Julien Tricard.
Épicure le plaisir
avec Jean Salem, textes lus par Julie-Marie Parmentier et Georges Claisse
« Jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme. »
O O
"Cette
métaphore qu'on emploie pour dire que la vie est un théâtre n'est
pas si fausse et ce monde d'aujourd'hui,
ce monde de communication
a développé ce processus de brouillage
par
la représentation.
On ne cesse pas de se mettre en scène, de mettre en scène sa
parole, son rapport aux autres. L'inverse d'une spontanéité."
Joël
Pommerat, Théâtres
en présence (pp.12-13)
Une enquête générationnelle et intergénérationnelle à la recherche d'une esthétique fondée sur une éthique contemporaine :
"L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible", Paul Klee
Les
chapitres de cette odyssée inter-nautique polyphonique expérimentale
seront au mis en ligne sur la page d'accueil au fil des propositions des
romanciers en devenir .
Du héros au personnage : 1ère étape au Collège
Un retour aux notions d'intrigue et de personnages ? : 2ème étape au Lycée
Pourquoi écrire un roman ?
.. et non pas une nouvelle, un conte, une fable, un poème..
N'est-pas un projet un peu ambitieux?
une "usine à gaz" ?
cf. les articles :
Pourquoi écrire ?
Pourquoi écrire un roman ?
Pourquoi écrire un roman aujourd'hui ?
O O
Pourquoi "écrire un roman" ?
.. et non pas une nouvelle, un conte, une fable, un poème..
N'est-pas un projet un peu ambitieux?
une "usine à gaz" ?
"tempo è galant'uomo"
à suivre..
Pourquoi
écrire ?
« Ecrire,
c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation
indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens,
s'abstient de répondre. »
Roland Barthes, Sur
Racine (préface)
« silence
de l'œuvre qui parle et parole de l'homme qui écoute, tel est le
souffle infini de la littérature dans le monde et dans l'histoire."
Roland
Barthes,
Sur
Racine
(ibid)
"Si
la littérature est essentiellement, comme je le crois, à la fois
un sens posé et un sens déçu, Racine est sans doute le plus
grand écrivain français ; son génie ne serait alors situé
spécialement dans aucune des vertus qui ont fait successivement sa
fortune (car la définition éthique de Racine n'a cessé de varier),
mais plutôt dans un art inégalé de la disponibilité, qui lui
permet de se maintenir dans le champ de n'importe quel langage
critique.
Cette
disponibilité n'est pas une vertu mineure ; elle est bien au
contraire l'être même de la littérature, porté à son paroxysme.
Ecrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une
interrogation indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier
suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de
nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté
; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la
réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne cesse jamais de
répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés,
puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question
demeure.[…] Mais pour que le jeu s'accomplisse […], il faut que
l'œuvre soit vraiment une forme, qu'elle désigne vraiment un sens
tremblé, et non un sens fermé […] il faut qu'à la duplicité
fatale de l'écrivain, qui interroge sous couvert d'affirmer,
corresponde la duplicité du critique, qui répond sous couvert
d'interroger. […] Allusion et assertion, silence de l'œuvre
qui parle et parole de l'homme qui écoute, tel est le souffle infini
de la littérature dans le monde et dans l'histoire."
Roland Barthes, Sur
Racine (préface)
"Tous
les textes qui sont donnés ici sont comme les maillons d'une chaîne
de sens, mais cette chaîne est flottante. Qui pourrait la fixer, lui
donner un signifié sûr ? Le temps peut-être : rassembler des
textes anciens dans un livre nouveau, c'est vouloir interroger le
temps, le solliciter de donner sa réponse aux fragments qui viennent
du passé ; mais le temps est double, temps de l'écriture et du
temps de la mémoire, et cette duplicité appelle à sont tour un
sens suivant : le temps lui-même est une forme."
Roland Barthes, Essais
critiques, Préface, 1964
O O
"les
vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la
causerie mais de l'obscurité et du silence"
Marcel
Proust, Le
Temps retrouvé
L'ACCUEIL
pour une re(co)-naissance de soi et des autres par l'écriture en
palimpseste
"J'ai
écrit pour pouvoir penser",
Joël Pommerat, Théâtres
en présence
De
la lecture à l'écriture : l'aventure d'écriture de romans sous la
forme de palimpsestes pour une dé-livr-rance au service d'"une
parole plus profonde que la tolérance" selon
le voeu d'Hannah Arendt et favoriser des dialogues inter-nautiques
générationnels et intergénérationnels en profondeur, permettre à
chacun, à partir de ses expériences de voyages dans le temps
permises par la temporalité choisie de la lecture et de l'écriture,
de "se
trouver"
en créant la musique et le rythme de son propre style :
cf. Rubrique : Les personnages
"Le
style, c'est l'homme même"
De l'autobiographie au roman :
de L'Age d'homme de Michel Leiris et Si c'est un homme de Primo Levi
au Quatrième mur ?
... L'invention de nos vies ? Le ciel était trop bleu ? Nue ? ..
au Quatrième mur ?
... L'invention de nos vies ? Le ciel était trop bleu ? Nue ? ..
"Je ne peins pas l'homme, je peins le passage", Montaigne
Préparation du dialogue initiatique entre le romancier en devenir et son Mentor..
Une
mise en perspective historique et critique dans le cadre de
l'aventure d'écriture d'un roman collectif interactif :
une odyssée romanesque polyphonique inter-nautique en quête d'"une belle personne" .."Le style, c'est l'homme même"
"Je cherche un homme", Diogène
Qui sont Joël Pommerat et Raphaël Enthoven ?
cf. Rubriques :
"Entretiens et rencontres"
"Les personnages"
"Le chapitre initiatique"
"Littérature et société"
"Le story-board"
"Le style"
Une enquête générationnelle et intergénérationnelle à la recherche d'une esthétique fondée sur une éthique contemporaine : de la préface de Cromwell par Victor Hugo citant les sorcières de Macbeth de Shakespeare à Theodor Adorno..
"L'art
consiste à résister par la forme et rien d'autre contre le cours du
monde qui continue de menacer les hommes comme un pistolet appuyé
contre leur poitrine."
Theodor Adorno, Notes sur la littérature
"Tout
est dans la forme", Balzac, Illusions perdues
"Le
temps lui-même est une forme", Roland Barthes
"C'est la contradiction qui donne la vie en littérature"
le personnage de l'écrivain dans Illusions perdues de Balzac
à suivre..
O O
Pourquoi écrire un roman ?
à suivre..
Pourquoi écrire un roman aujourd'hui ?
à suivre..
Où
est passé le temps ? *
"Le
temps lui-même est une forme",
Roland Barthes
*
Titre d'un collectif sous la direction de Jean Birnbaum auquel a
participé Raphaël Enthoven (folioessais)
Correspondances
2014
L'autre,
un sujet en question
: de cercles-frictions en
"Cercles/Fictions"
pour
une
"échologie du
temps perdu et retrouvé"*
"les
vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la
causerie mais de l'obscurité et du silence"
Marcel
Proust, Le
Temps retrouvé
Rappel : un roman adolescent interactif du XXIème siècle pour une
"échologie du
temps perdu et retrouvé",
suivant le titre de l'article de Raphaël Enthoven dans le numéro
"Hors
série"
du Journal Le
Monde
en novembre 2013 : "Marcel
Proust - A l'ombre de l'imaginaire"
qui,
paradoxalement, malgré son titre et la référence à Marcel Proust
ne sera ni épistolaire, ni autobiographique, in construit sur le
modèle traditionnel de type balzacien, puisque son esthétique
générationnelle et intergénérationnelle reste à inventer..
"Tout
est dans la forme",
Illusions
perdues de
Balzac
"Le
temps lui-même est une forme",
Roland Barthes
"Toute
écriture est un palimpseste",
Gérard Genette
"La
vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par
conséquent pleinement vécue, c'est la littérature*"
*
"littérature" au sens proustien d'"art
vivant" de "décryptage des signes", de
lecture "à rebours", de "marche en sens
contraire" pour un "retour aux profondeurs où ce
qui a existé réellement gît inconnu de nous" cf. Marcel
Proust, Le Temps retrouvé (dans ce sens "littérature"
inclut tous les art, dont la peinture, le théâtre et le cinéma,
bien sûr).
"les
vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la
causerie mais de l'obscurité et du silence"
Marcel
Proust, Le
Temps retrouvé
Entreprendre
l'écriture d'un roman collectif interactif générationnel et
intergénérationnel pour apprendre à retrouver le "temps
perdu"
de lire et d'écrire en devenant les romanciers d'une "dé-livrance"
de
l'espace fictionnel de nos lectures d'histoires mises en scène par
d'autres grâce à l'"étincelle
motrice et joyeuse"
d'une écriture créative qui nous rend à nous-même, à notre
imaginaire dans une temporalité choisie pour découvrir "le
vierge, le vivace et le bel aujourd'hui"
du
"temps
retrouvé"
grâce à la magie de l'invention de nos vies par l'écriture, avec
chaque jour une nouvelle page, suivant le devise "Nulla
dies sine linea"
("pas
un jour sans une ligne"),
parce que, selon le sociologue Jean Baudrillard "Les
événements ont dépassé la vitesse du sens" alors
que "La
vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par
conséquent pleinement vécue, c'est la littérature"
ainsi
que le personnage du narrateur, double du romancier dans le roman
autobiographique de Marcel Proust, l'explique dans le dernier volume
de A
La Recherche du temps perdu,
Le
Temps retrouvé :
"cette
vie qui ne peut pas s'"observer", dont les apparences qu'on
observe ont besoin d'être traduites et souvent lues à rebours et
péniblement déchiffrées".
"Ce
travail de l'artiste,
de chercher à apercevoir sous de la matière, sous de l'expérience,
sous des mots quelque chose de différent, c'est exactement le
travail inverse de celui que, à chaque minute, quand nous vivons
détourné de nous-même, l'amour-propre, la passion, l'intelligence,
et l'habitude aussi accomplissent en nous, quand elles amassent
au-dessus de nos
impressions vraies,
pour nous les cacher entièrement, les nomenclatures, les buts
pratiques que nous appelons faussement la vie. En somme,
cet art si compliqué est justement
le
seul art vivant.
Seul il exprime pour les autres et nous fait voir à nous-même notre
propre vie, cette
vie qui ne peut pas s'"observer", dont les apparences qu'on
observe ont besoin d'être traduites et souvent lues à rebours et
péniblement déchiffrées.
Ce travail qu'avaient fait notre amour-propre, notre passion, notre
esprit d'imitation, notre intelligence abstraite, nos habitudes,
c'est
ce travail que l'art défera,
c'est la
marche en sens contraire, le retour aux profondeurs où ce qui a
existé réellement gît inconnu de nous,
qu'il nous fera suivre."
Marcel
Proust,
Le Temps retrouvé
Palimpseste
en continuels "cercles/fictions"
et "chant(s) de signes"* en
correspondances et coïncidences comme une constellation de fractales
algorithmiques de suites à la fois logiques et magiques déployées
en arborescences étoilées
"comme
une série d'échos ou de reflets qui se répond(ront) et ne se
contrediront qu'en s'approfondissant"*
suivant une ligne mélodique qu'il appartiendra aux différents
comités éditoriaux d'orchestrer à partir de la recherche
collective d'une esthétique et d'une éthique générationelles et
de la mise en place à partir du 15 janvier d'un story-board,
le
roman expérimental de poètes en devenir sur le modèle de La
Recherche du temps perdu
qui serait, ainsi que l'explique Raphaël Enthoven à propos du roman
"cathédrale"
de Marcel Proust, à la fois "le
récit d'un apprentissage et le retour d'un artiste sur les étapes
qui l'ont conduit à la découverte de sa vocation",
devrait trouver sa forme, l'esthétique
générationnelle et intergénérationnelle d'"un
temps retrouvé"
pour la mise en scène par chacun de sa
propre histoire, suivant la voie ouverte par Marcel Proust dans La
Recherche du temps perdu, et celle
aujourd'hui des "nouveaux chemins de la
connaissance" de Raphaël Enthoven et
des "Théâtres en présence"
de Joël Pommerat, deux décrypteurs de signes contemporains qui
s'inscrivent dans la filiation du Temps
retrouvé.
*
Raphaël Enthoven, Echologie
du temps perdu et retrouvé (Le
Monde Hors-Série, "Une
vie, une oeuvre" ,
novembre 2013-janvier 2014).
"Est-ce
d'être à la fois le récit d'un apprentissage et le retour d'un
artiste sur les étapes qui l'ont conduit à la découverte de sa
vocation ?" Le fait est que, non seulement La Recherche se prête
à deux lectures (la première est tournée vers l'avenir, la seconde
est rétrospective), mais surtout (à l'image du dialogue sans mots
qui unit la masse multiforme d'un piano et la ligne directrice d'un
violon), le livre est construit comme une série d'échos ou de
reflets qui se répondent et ne se contredisent qu'en
s'approfondissant."
Raphaël Enthoven, Echologie
du temps perdu et retrouvé, (Le
Monde Hors-Série,
"Une
vie, une oeuvre"
, novembre 2013-janvier 2014).
"J'ai
eu la chance de rencontrer un auteur qui s'appelle Marcel Proust
/.../ : c'est quelqu'un qui voue son existence à la question de
savoir s'il va pouvoir ou pas devenir écrivain, mais c'est en se
posant cette question, en agissant dans le sens de cette question
qu'il fait fonction artistique."
Joël
Pommerat, Entretien avec Christophe Triau, Bpi Pompidou
Joël
Pommerat écrit également dans ses Théâtres
en présence : "J'ai
écrit pour pouvoir penser"
; "il
fallait que je travaille avec des gens avec lesquels je puisse
m'entendre, qui ne me faisaient pas souffrir et que je ne faisais pas
souffrir. Avec lesquels je
partage le sens de la recherche"
; "J'avais
d'abord besoin de gens qui ne seraient pas pressés."
C'est
ce temps pour pouvoir penser par vous-mêmes et pratiquer "cet
art si compliqué (qui) est justement le seul art vivant"
de lecture "à rebours"
au sens de décryptage des signes selon Proust afin de trouver votre
propre "style" en vous essayant à l'écriture que
je souhaite à chacun d'entre vous pour une année qui
s'annonce, je l'espère.. re/ré-créative !
"Le
style, c'est l'homme même"
"Tempo è galant'uomo"
O O
Le « réalisme
magique » de Joël Pommerat A la recherche du temps
perdu
Le
Temps retrouvé d'un
Espace vide pour
des Théâtres en présence
"j'aime la vie et c'est pourquoi j'aime tout ce qui a été imprégné par le temps, le temps qui est la forme la plus concrète de notre existence."
Au
Monde,
Joël Pommerat,
La plus jeune
(p.
56)
"Un
monde où les hommes seront vraiment au centre de la vie sur terre.
Un monde qui finira par se débarrasser définitivement et
progressivement des objets matériels. Oui, progressivement, un monde
qui se défera de toute vie...matérielle. Oui, enfin un monde qui
fera de l'homme la seule valeur. Un
monde où l'homme aura enfin vraiment du temps. Enfin du temps à
lui. Un monde où l'homme pourra enfin profiter de la vie."
Au
Monde,
Joël Pommerat,
La plus jeune
(p.
68)
cf.
Cercles/Fictions
(pp.
36-37)
"Quand
je travaille je
cherche à replacer le spectateur dans un temps précis, concret.
Un
temps qui puisse rassembler spectateurs et acteurs dans un lieu
donné.
Un
temps capable de relier
fortement des êtres les uns aux autres,
par exemple : comme un groupe de personnes face à un danger commun.
Et
c'est cela que j'appelle "le rapport au réel" dans mon
travail : la recherche d'un rapport au temps réel, au temps présent,
à l'instant. D'où découle un rapport à l'espace réel qui est
l'espace commun de l'acteur et du spectateur. commun.
Je
cherche à rendre
l'intensité du temps qui passe,
seconde après seconde, comme
aux moments de notre vie les plus essentiels,
pendant une
expérience qui nous confronte à nous-mêmes, au
plus profond.
/.../
Nous
pouvons passer beaucoup de temps en répétition avec les comédiens
à rechercher le poids d'un gestes, le juste poids d'une parole
prononcée.
Ce
que j'appelle le
poids des choses,
c'est
la recherche du rapport le plus direct possible (intime
peut-être)
entre l'acteur et les mots du texte, les silences du texte,
les mouvements et les gestes.
Je
demande aux acteurs d'être concrets, ce qui ne veut pas dire être
explicatifs ou logiques, mais de créer un rapport avec les mots
qu'ils prononcent."
Joël
Pommerat, Théâtres
en présence (p.
28-29)
Coïncidence
entre le temps d'avant le paradis perdu (celui des "illuminations"
et du "vert paradis des amours enfantines" )
et le présent
du "vrai sang"
novarinien
d'une parole-action qui unit auteur, metteur en scène, comédiens et
spectateurs dans
"un cercle complet"*,
un temps originel d'avant le "mal-entendu" et la
séparation (le mythe de la chute originelle : la pomme de la
discorde ou du péché dans L'Iliade et la Genèse), la
méchanceté, la dévoration (symbole du Petit Chaperon rouge)
et les jeux pervers du pouvoir (l'aliénation, l'assujettissement de
l'homme par l'homme par le travail et le langage), un temps où il y
aurait encore de la place pour le jeu des idées et du rêve : "Mais
où sont passées les idées, nom de Dieu ?! Donnez-moi une idée qui
me fasse rêver, nom de Dieu, et vite !...", Joël
Pommerat.
Dans
ce sens, La
Réunification des deux Corées
comme Cendrillon
pourraient se lire de la même manière : une invitation à se
réapproprier le désir de l'intime, de la parole et du jeu pour
renouer avec les émotions premières en-deça du philtre de la
raison, du langage, de sa propre logique et de celle des autres,
afin aussi de devenir capable de penser par nous-mêmes, de nous
défier de "l'objectivité
de ce que l'on a soi-même élaboré",
de "l'oblique
discours intérieur",
une invitation au "temps
retrouvé" par
la remontée en boucle du temps "à
rebours",
que La Fée
de
Sandra dans la Cendrillon
de Joël Pommerat lui rend possible. en lui permettant d'entendre les
vraies paroles de sa mère afin de la délivrer du "malentendu",
("mal"
entendu)
et lui rendre le désir de vivre sa propre histoire au lieu de rester
figée dans le cercle vicieux d'un traumatisme d'enfance figuré par
la montre qu'elle porte au poignet avant sa délivrance de ce cercle
vicieux qui ouvre la voie à tous les abus (la marâtre de Sandra, le
Talzberg de Cécile Volanges dans Erwin
Motor, Dévotion de
Magali Mougel).
cf.
Fiches : La question du langage et des signes, Un
théâtre interactif et "un
cercle complet".
"J'ai
parfois été accusé de vouloir détruire la parole articulée /.../
Cela veut-il dire que nous vivons au temps des images ? Que nous
devons passer par une période de saturation par l'image pour que le
besoin de la parole émerge à nouveau ? C'est tout à fait possible.
Les auteurs d'aujourd'hui semblent incapables de
faire coïncider
idées et images
à travers les mots, avec la
force des élizabéthains."
Peter
Brook, L'Espace
vide (p.
71)
"Tempo è galant'uomo"
O O
Débat à propos de la question du personnage : Simon (2de3 2012-2013) pense qu'il faut choisir un personnage et s'attacher à ses pas, "sinon ce n'est pas intéressant pour le lecteur"...
O O
Que
sont nos chevaliers devenus ?
Extrait du Lancelot en prose
De Lancelot et Tristan au duc de Nemours, de La Confession d'un enfant du siècle à Adolphe, à Rastignac et à Lucien de Rubempré, Julien Sorel, Rodolphe, Tholomyès et Bel-Ami, aux Faux-Monnayeurs d'André Gide..
.. aux Choses et à La Disparition de Georges Perec, au Ravissement de Lol V Stein, à L'après-midi de Monsieur Andesmas, à Moderato Cantabile et au Vice Consul de Marguerite Duras, au Château d'Argol, à Un beau ténébreux, au Rivage des Syrtes et à Un Balcon en forêt de Julien Gracq..
De La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette aux Samouraïs de Julia Kristeva et à Femmes de Philippe Sollers à La Valse aux adieux, La Plaisanterie et à L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera.. à Truismes et Il fait beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq.
De Monseigneur Myriel et Jean Valjean dans Les Misérables au Docteur Jivago de Pasternak, à L'Idiot de Dostoïesvski..
De Vie et destin de Vassili Grossman à Etre sans destin de Imre Kertész (Prix Nobel de Littérature 2002) :
Qu'est-ce qu'une "belle personne" ?
"La beauté doit sauver la monde", Dostoïevski
La beauté, est-ce important pour vous ?
Qu'est-ce que "le beau", suivant quels critères ?
Du héros de roman de chevalerie au
personnage du roman d'apprentissage, à la disparition du personnage
dans le roman moderne, l'enquête continue..
Le "réalisme magique", de Balzac à Dostoïevski.. aux "Cercles/Fictions" de Joël Pommerat
"L'art
consiste à résister par la forme et rien d'autre contre le cours du
monde qui continue de menacer les hommes comme un pistolet appuyé
contre leur poitrine."
Theodor Adorno, Engagement,
Notes sur la littérature (Flammarion, Paris 1984, p. 289)
"Tout
est dans la forme", Balzac, Illusions perdues
"Le
temps lui-même est une forme", Roland Barthes
cf. Rubrique "De la lecture à l'écriture"
cf. Rubrique "De la lecture à l'écriture"
O O
Qui est Joël Pommerat ?
"Cette
métaphore qu'on emploie pour dire que la vie est un théâtre n'est
pas si fausse et ce monde d'aujourd'hui,
ce monde de communication
a développé ce processus de brouillage
par
la représentation.
On ne cesse pas de se mettre en scène, de mettre en scène sa
parole, son rapport aux autres. L'inverse d'une spontanéité."
Joël
Pommerat, Théâtres
en présence (pp.12-13)
"Prince
d'incertitude"
article
de Libération 2013
à suivre..
Le "réalisme magique", de Balzac à Dostoïevski.. aux "Cercles/Fictions" de Joël Pommerat
cf. Rubriques :
"Entretiens et rencontres"
"Les personnages"
"Le chapitre initiatique"
"Littérature et société"
"Le story-board"
"Le style"
à suivre..
Le "réalisme magique", de Balzac à Dostoïevski.. aux "Cercles/Fictions" de Joël Pommerat
cf. Rubriques :
"Entretiens et rencontres"
"Les personnages"
"Le chapitre initiatique"
"Littérature et société"
"Le story-board"
"Le style"
O O
Persévération et progression du sens ?
"Cette
métaphore qu'on emploie pour dire que la vie est un théâtre n'est
pas si fausse et ce monde d'aujourd'hui,
ce monde de communication
a développé ce processus de brouillage
par
la représentation.
On ne cesse pas de se mettre en scène, de mettre en scène sa
parole, son rapport aux autres. L'inverse d'une spontanéité."
Joël
Pommerat, Théâtres
en présence (pp.12-13)
De Demian et Siddhartha
à Narcisse et Goldmund au Loup des steppes et au Jeu
des perles de verre
de Hermann Hesse,
un
roman initiatique ?
De La Recherche du
temps perdu de Proust aux Mythologies de Roland Barthes,
pour une "échologie du temps perdu et retrouvé"..
Tableau choisi par Simon :Tristan et Yseult, Rogelio de Egusquiza
au "chant des signes" de Raphaël Enthoven
dans "les nouveaux chemins de la connaissance"..
De l'interrogation sur les
passions mortifères dans L'Amour en Occident de Denis de
Rougemont
au Régime
des passions de Raphaël
Enthoven :
Le régime des passions par Raphaël Enthoven au Théâtre de l'Odéon
Evénement en partenariatSamedi 25 janvier à 15h à l'Odéon =-Théâtre de l'EuropeLe Régime des Passions
En partenariat avec l’Odéon-Théâtre de l’Europe.
Rencontres philosophiques préparées et animées par Raphaël Enthoven, assisté de Julien Tricard.
Épicure le plaisir
avec Jean Salem, textes lus par Julie-Marie Parmentier et Georges Claisse
« Jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme. »
C'est de ne
pas méditer sur les causes de leur malheur que toi, l'homme, tu peux
souffrir. Tes extravagances provoquent chez toi les plus grandes
douleurs. La peur de la mort place l’angoisse et le malheur à
l'intérieur même de ta vie. Comment guérir les maux de ton l'âme?
Le plaisir épicurien est tout le contraire d'un libre débordement
des passions. Il est le résultat d'un exercice de mesure par lequel
tu décideras quoi t'autoriser, et quoi t'interdire. Vivre bien est
un art qu'il te faut pratiquer pour comprendre ce que ta vie a
d'impérissable. Alors seulement, « tu vivras comme un dieu
parmi les hommes » (Lettre
à Ménécée).
"Je
cherche un homme",
Diogène
O O
"Peut-on
être honnête et réussir ?"
Revue
Philosophie
Magazine,
Février 2014 (mensuel n°76)
Le
chapitre initiatique :
le dialogue entre Rastignac et Madame de Beauséant dans Le Père
Goriot de Balzac
O O
Qui est Frédéric Beigbeder ?
De L'amour dure trois ans à Un Roman français
De L'amour dure trois ans à Un Roman français
O O
L'enquête générationnelle et intergénérationnelle continue..
"Je cherche un homme", Diogène
"Je cherche un homme", Diogène
à
suivre..
O O
O O
"C'est la contradiction qui donne la vie en littérature"
le personnage de l'écrivain dans Illusions perdues
cf. Rubriques :
"Le story-board" : le synopsis de Illusions perdues
"Les personnages" : le portrait de Lucien de Rubempré
à suivre..
Le "réalisme magique", de Balzac à Dostoïevski.. aux "Cercles/Fictions" de Joël Pommerat
le personnage de l'écrivain dans Illusions perdues
cf. Rubriques :
"Le story-board" : le synopsis de Illusions perdues
"Les personnages" : le portrait de Lucien de Rubempré
à suivre..
Le "réalisme magique", de Balzac à Dostoïevski.. aux "Cercles/Fictions" de Joël Pommerat
cf Rubrique : "Le paysage mental"
O O
"J'ai
toujours été étonné de la méprise qui fait du roman, pour tant
d'écrivains, un instrument de connaissance, de dévoilement ou
d'élucidation (même Proust pensait que sa gloire allait se jouer
sur la découverte de quelques grands lois psychologiques)."
Julien
Gracq, En lisant,
en écrivant (p.
61)
Pas
de deux générationnel et intergénérationnel : du dossier
pré-rédactionnel avec schémas actantiel et narratif à l'écriture
d'un roman.
Exemple
de choix d'un écrivain pour le dialogue initiatique entre le
personnage de romancier en devenir et le personnage-guide :
"Julien
Gracq, le dernier des classiques" ?
Titre du Magazine littéraire de juin 2007, n°465
Pas de deux
générationnel et intergénérationnel : exemple de choix d'un lieu
pour le diptyque sur la description d'un paysage
Magie
de la lecture
sur
http://tempoecoincidences2014.blogspot.com
:
le
roman polyphonique des romanciers en devenir pré-adolescents.
De
l'écriture d'une aventure à l'aventure d'une écriture sur
http://tempoecorrespondances2014.blogspot.com
:
le
roman polyphonique des romanciers en devenir adolescents.
"Je
ne sais pas ce que c'est que la vérité romanesque. Il y a une
présence romanesque"
Julien
Gracq, En lisant, en
écrivant (p. 61)
"Tout
est dans la forme",
Illusions
perdues de
Balzac
"Le
temps lui-même est une forme",
Roland Barthes
"Toute
écriture est un palimpseste",
Gérard Genette
Viktor
Vasnetsov, Le
chevalier à la croisée des chemins
(1882)
"Tempo
è galant'uomo"
A
la croisée des chemins d'hier et d'aujourd'hui, l'aventure
d'écriture romanesque interactive des romanciers en devenir
internautes à la recherche d'une poétique contemporaine
polyphonique pour une "échologie
du temps perdu et retrouvé"
à partir de leurs lectures de romans "classiques"
et contemporains et des dialogues générationnels et
intergénérationnels qu'elles favorisent, en perspective croisée
avec une réflexion sur leur relation aux arts donnant lieu à une
enquête anthropologique sur la place du sujet dans l'histoire de la
communication et des représentations axée sur le décryptage des
signes suivant les voies ouvertes par Marcel Proust dans La
Recherche du temps perdu
et par Roland Barthes dans ses Mythologies
s'inscrit dans une
réflexion/réflection analogique liée au palimpseste de la mémoire, des "Correspondances"
de Baudelaire au
Temps retrouvé
de Marcel Proust
pour des "Théâtres*
en présence(s)"
selon le titre de l'essai de Joël Pommerat, auteur également de
Cercles/Fictions qui
présente en illustration de couverture la première partie du
tableau de Viktor Vasnetsov, "Le
Chevalier à la croisée des chemins".
La référence
au roman perspectiviste de Proust sera donc incontournable, avec en
écho celle aux Cercles/Fictions de Joël Pommerat et au
"chant des signes" du très proustien Raphaël
Enthoven dans le renouvellement pédagogique de l'enseignement d'une
philosophie qui rend justice au sensible - ce que Proust appelle une
"bande passante de sensibilité" -- dans sa
chronique philosophique télévisuelle sur Arte, Philosophie,
associant texte et image suivant l'invitation d'Albert Camus : "On
ne pense que par images, si tu veux être philosophe écris des
romans" --
comme à la littérature à travers les liens qu'il tisse entre les
auteurs dans "Les
nouveaux chemins de la connaissance",
ses conférences à l'Odéon-Théâtre de l'Europe, ses émissions
radiophoniques comme "Un
Eté avec Proust"
et, bien sûr, le Dictionnaire
amoureux de Proust qu'il
vient d'écrire avec son père, Jean-Paul Enthoven :
"Et
puissent les pages qui suivent permettre de comprendre qu'en
s'amusant avec Proust, ou qu'en pensant avec lui, on devient plus
lucides et meilleurs", Jean-Paul Enthoven, Le
Mystère Proust, Avant-Propos de la revue du Monde Hors-Série,
"Une vie, une oeuvre" (novembre 2013-janvier 2014).
*
"théâtre"
étant pris au sens étymologique de "lieu où l'on
regarde".
"Je
ne sais pas ce que c'est que la vérité romanesque. Il y a une
présence romanesque"
Julien
Gracq, En
lisant, en écrivant (p.61)
"La
lecture d'un ouvrage littéraire n'est pas seulement, d'un esprit
dans un autre esprit, le transvasement d'un complexe organisé
d'idées et d'images, ni le travail actif d'un sujet sur une
collection de signes qu'il a à réanimer à sa manière de bout en
bout, c'est aussi, tout au long d'une visite intégralement réglée,
à l'itinéraire de laquelle il n'est nul moyen de changer une
virgule, l'accueil au lecteur de
quelqu'un
: le concepteur et le constructeur, devenu le nu-propriétaire, qui
vous fait du début à la fin les honneurs de son domaine, et de la
compagnie duquel il n'est pas question de se libérer." ibid (p.
168)
"Tout
est signe, et tout signe est message",
Marcel Proust
La mise en perspective historique
et critique dans le cadre de l'aventure d'écriture du roman
collectif interactif générationnel et intergénérationnel prendra
sa source dans la littérature avant de donner lieu à
une série d'enquêtes anthropologiques sur la place du sujet dans
l'histoire de la communication et des représentations en vue de la
constitution d'un dossier pré-rédactionnel.
Vos recherches sous la forme d'enquêtes
générationnelles et intergénérationnelles pourront nourrir votre
inspiration sur le modèle de celle menée par Balzac au XIXème
siècle sur les voies opposées du journalisme et de la littérature
dans Illusions perdues que vous trouverez à l'article suivant, sans toutefois perdre de vue que ce
roman polyphonique interactif du XXIème siècle ne saurait en aucun
cas être un roman didactique, suivant la règle d'or du roman social
énoncée par Proust dans cette formule lapidaire : "Une
oeuvre où il y a des théories est comme un objet sur lequel on
laisse la marque du prix."
Les romanciers du social ouvrent
la voie au roman moderne, voire post-moderne : n'oubliez pas pour
autant que les romans d'apprentissage du XIXème siècle étudiés
en classe de 2de peuvent représenter pour vous une une rampe de
lancement. Ils ne doivent en aucun cas devenir un carcan. Votre quête d'une
esthétique générationnelle et intergénérationnelle ne saurait en
rester là aujourd'hui..
"La
vraie vie, c'est la littérature" Marcel Proust
En lisant en écrivant, Julien Gracq
En lisant en écrivant, Julien Gracq
*
"littérature" au sens proustien d'"art
vivant" de "décryptage des signes", de
lecture "à rebours", de "marche en sens
contraire" pour un "retour aux profondeurs où ce
qui a existé réellement gît inconnu de nous" cf. Marcel
Proust, Le Temps retrouvé (dans ce sens "littérature"
inclut tous les art, dont la peinture, le théâtre et le cinéma,
bien sûr).
"Tempo è galant'uomo"
O O
De la lecture à l'écriture :
"J'ai
essayé de faire de vous de bons lecteurs, qui lisent non dans le but
infantile de s'identifier aux personnages du livre, ni dans le but
adolescent d'apprendre à vivre, ni dans le but académique de
s'adonner aux généralisations. J'ai essayé de vous apprendre à
lire les livres pour leur forme, pour leurs visions, pour leur art.
J'ai essayé de vous apprendre à éprouver un petit frisson de
satisfaction artistique, à partager non point une émotion des
personnages du livre, mais les émotions de son auteur – les joies
et les difficultés de la création. Nous n'avons pas glosé autour
des livres, à propos des livres, nous sommes allés au centre de tel
ou tel chef-d'oeuvre, au coeur même du sujet."
L'aventure
d'écriture romanesque inter-nautique que j'avais engagée avec mes
élèves de classes de Secondes et de Premières sur
http://recrearte.org en
2006 dans le
cadre d'un projet Comenius
ne correspondait pas tout à fait à l'objectif que je m'étais fixé
d'inscrire cette aventure d'écriture romanesque à l'intersection
des axes diachroniques et synchroniques, parce que mes partenaires
européens avaient restreint le champ esthétique du notre projet
artistique européen qui réunissait les villes de Bruxelles, de
Prague et de Madrid à l'art contemporain de la dé-construction du
sujet sans mise en perspective diachronique sur l'axe des temps, se
privant ainsi de toutes les ressources d'un éclairage des oeuvres
contemporaines par celles dites "classiques",
d'où le passage aujourd'hui de Correspondances
2006 : Utopia, la ville idéale (de
l'urbanisme à l'urbanité)
à
Correspondances
2014 en
"Cercles/Fictions"
pour
compléter l'expérience par une mise en perspective historique et
critique qui permette une véritable entrée
en littérature des romanciers inter-nautes en devenir "au
centre", "au
coeur même du sujet" :
de la lecture telle que la conçoit
Vladimir Nabokov ainsi qu'il l'explique à ses étudiants à
l'écriture d'un roman interactif générationnel adolescent pour
"prendre (leur)
place [...]
/ Au
centre du cercle"
ainsi
que le présentateur des Cercles/Fictions
de
Joël Pommerat (pp. 36-37) invite ses spectateurs à le faire et
"apprendre
à éprouver
un petit frisson de satisfaction artistique,
à
partager non
point une émotion des personnages du livre, mais les
émotions de son auteur - les
joies et les difficultés de la création",
pour entrer dans leur propre histoire grâce à la stratégie du
détour de la fiction dans le cadre d'une temporalité romanesque qui
démultiplie le temps et l'espace en se posant depuis ses origines
les questions de la continuité et de la discontinuité, de la
simultanéité et de la succession d'écritures et de lectures, de
réécritures et de relectures par fragmentations et superpositions
palimpsestiques d'un temps et d'un espace choisis.
"Toute
écriture est un palimpseste",
Gérard Genette
cf. Rubrique : De la lecture à l'écriture
cf. Rubrique : De la lecture à l'écriture
O O
Correspondances
2014
: le dossier
pré-rédactionnel/ Littérature et société
L'autre,
un sujet en question
: de cercles-frictions en
"Cercles/Fictions"
pour
une "échologie du
temps perdu et retrouvé"
"Toute
écriture est un palimpseste",
Gérard Genette
Une enquête générationnelle et intergénérationnelle à la recherche d'une esthétique fondée sur une éthique contemporaine :
"L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible", Paul Klee
Débat à propos de la question du personnage : Simon (2de3 2012-2013) pense qu'il faut choisir un personnage et s'attacher à ses pas, "sinon ce n'est pas intéressant pour le lecteur"...
Est-il encore possible,
dans le cadre de la recherche d'une esthétique contemporaine de
"revenir à la notion de personnage"
?
Extrait du Lancelot en prose
De Lancelot et Tristan au duc de Nemours, de La Confession d'un enfant du siècle à Adolphe, à Rastignac et à Lucien de Rubempré, Julien Sorel, Rodolphe, Tholomyès et Bel-Ami, aux Faux-Monnayeurs d'André Gide..
.. aux Choses et à La Disparition de Georges Perec, au Ravissement de Lol V Stein, à L'après-midi de Monsieur Andesmas, à Moderato Cantabile et au Vice Consul de Marguerite Duras, au Château d'Argol, à Un beau ténébreux, au Rivage des Syrtes et à Un Balcon en forêt de Julien Gracq..
De La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette aux Samouraïs de Julia Kristeva et à Femmes de Philippe Sollers à La Valse aux adieux, La Plaisanterie et à L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera.. à Truismes et Il fait beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq.
De Monseigneur Myriel et Jean Valjean dans Les Misérables au Docteur Jivago de Pasternak, à L'Idiot de Dostoïesvski..
O O
au "chant des signes" de Raphaël Enthoven
Samedi 25 janvier à 15h à l'Odéon =-Théâtre de l'EuropeLe Régime des Passions
En partenariat avec l’Odéon-Théâtre de l’Europe.
Rencontres philosophiques préparées et animées par Raphaël Enthoven, assisté de Julien Tricard.
Épicure le plaisir
avec Jean Salem, textes lus par Julie-Marie Parmentier et Georges Claisse
« Jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme. »
O O
Le palimpseste en arborescence d'un
"théâtre vivant" d'écriture expérimentale : une installation
contemporaine ("working in progress")
Correspondances 2014 : une odyssée inter-nautique romanesque polyphonique adolescente contemporaine
cf. Rubriques :
"Entretiens et rencontres"
"Les personnages"
"Le chapitre initiatique"
"Littérature et société"
"Le story-board"
"Le style"
Correspondances 2014 : le dossier pré-rédactionnel
Entreprendre l'écriture d'un roman pour apprendre, "en lisant, en écrivant"
Correspondances 2014 : une odyssée inter-nautique romanesque polyphonique adolescente contemporaine
cf. Rubriques :
"Entretiens et rencontres"
"Les personnages"
"Le chapitre initiatique"
"Littérature et société"
"Le story-board"
"Le style"
Correspondances 2014 : le dossier pré-rédactionnel
Entreprendre l'écriture d'un roman pour apprendre, "en lisant, en écrivant"
Une
mise en perspective historique et critique dans le cadre de
l'aventure d'écriture d'un roman collectif interactif :
une
enquête anthropologique sur la place du sujet dans l'histoire de la
communication et des représentations.
L'autre,
un sujet en question
: de cercles-frictions en
"Cercles/Fictions"
pour
une "échologie du
temps perdu et retrouvé"
"Le style, c'est l'homme même"
Viktor
Vasnetsov, Le
chevalier à la croisée des chemins
(1882)
"Cette
métaphore qu'on emploie pour dire que la vie est un théâtre n'est
pas si fausse et ce monde d'aujourd'hui,
ce monde de communication
a développé ce processus de brouillage
par
la représentation.
On ne cesse pas de se mettre en scène, de mettre en scène sa
parole, son rapport aux autres. L'inverse d'une spontanéité."
Joël
Pommerat, Théâtres
en présence (pp.12-13)
"L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible", Paul Klee
"Tempo
è galant'uomo"
Les
chapitres de cette odyssée inter-nautique polyphonique expérimentale
seront au mis en ligne sur la page d'accueil au fil des propositions des
romanciers en devenir dès la fin du mois de janvier 2014..
O O
La remise en question du personnage : 2ème étape au Lycée
De l'autobiographie au roman :
"Je ne peins pas l'homme, je peins le passage", Montaigne
cf. Rubrique "Les personnages"
O O
L'autre,
un sujet en question
: de cercles-frictions en
"Cercles/Fictions"
pour
une "échologie du
temps perdu et retrouvé"
Du héros au personnage : 1ère étape au Collège
La remise en question du personnage : 2ème étape au Lycée
De l'autobiographie au roman :
de L'Age d'homme de Michel Leiris et Si c'est un homme de Primo Levi
au Quatrième mur ?
... L'invention de nos vies ? Le ciel était trop bleu ? Nue ? ..
au Quatrième mur ?
... L'invention de nos vies ? Le ciel était trop bleu ? Nue ? ..
"Je ne peins pas l'homme, je peins le passage", Montaigne
O O
Débat à propos de la question du personnage : Simon (2de3 2012-2013) pense qu'il faut choisir un personnage et s'attacher à ses pas, "sinon ce n'est pas intéressant pour le lecteur"...
O O
Que
sont nos chevaliers devenus ?
Extrait du Lancelot en prose
De Lancelot et Tristan au duc de Nemours, de La Confession d'un enfant du siècle à Adolphe, à Rastignac et à Lucien de Rubempré, Julien Sorel, Rodolphe, Tholomyès et Bel-Ami, aux Faux-Monnayeurs d'André Gide..
.. aux Choses et à La Disparition de Georges Perec, au Ravissement de Lol V Stein, à L'après-midi de Monsieur Andesmas, à Moderato Cantabile et au Vice Consul de Marguerite Duras, au Château d'Argol, à Un beau ténébreux, au Rivage des Syrtes et à Un Balcon en forêt de Julien Gracq..
De La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette aux Samouraïs de Julia Kristeva et à Femmes de Philippe Sollers à La Valse aux adieux, La Plaisanterie et à L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera.. à Truismes et Il fait beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq.
De Monseigneur Myriel et Jean Valjean dans Les Misérables au Docteur Jivago de Pasternak, à L'Idiot de Dostoïesvski..
De Vie et destin de Vassili Grossman à Etre sans destin de Imre Kertész (Prix Nobel de Littérature 2002) :
Qu'est-ce qu'une "belle personne" ?
"La beauté doit sauver la monde", Dostoïevski
La beauté, est-ce important pour vous ?
Qu'est-ce que "le beau", suivant quels critères ?
Du héros de roman de chevalerie au
personnage du roman d'apprentissage, à la disparition du personnage
dans le roman moderne, l'enquête continue..
Le "réalisme magique", de Balzac à Dostoïevski.. aux "Cercles/Fictions" de Joël Pommerat
"L'art
consiste à résister par la forme et rien d'autre contre le cours du
monde qui continue de menacer les hommes comme un pistolet appuyé
contre leur poitrine."
Theodor Adorno, Engagement,
Notes sur la littérature (Flammarion, Paris 1984, p. 289)
"Tout
est dans la forme", Balzac, Illusions perdues
"Le
temps lui-même est une forme", Roland Barthes
cf. Rubrique "De la lecture à l'écriture"
cf. Rubrique "De la lecture à l'écriture"
O O
Qui est Joël Pommerat ?
"Cette
métaphore qu'on emploie pour dire que la vie est un théâtre n'est
pas si fausse et ce monde d'aujourd'hui,
ce monde de communication
a développé ce processus de brouillage
par
la représentation.
On ne cesse pas de se mettre en scène, de mettre en scène sa
parole, son rapport aux autres. L'inverse d'une spontanéité."
Joël
Pommerat, Théâtres
en présence (pp.12-13)
"Prince
d'incertitude"
article
de Libération 2013
à suivre..
Le "réalisme magique", de Balzac à Dostoïevski.. aux "Cercles/Fictions" de Joël Pommerat
cf. Rubriques :
"Entretiens et rencontres"
"Les personnages"
"Le chapitre initiatique"
"Littérature et société"
"Le story-board"
"Le style"
à suivre..
Le "réalisme magique", de Balzac à Dostoïevski.. aux "Cercles/Fictions" de Joël Pommerat
cf. Rubriques :
"Entretiens et rencontres"
"Les personnages"
"Le chapitre initiatique"
"Littérature et société"
"Le story-board"
"Le style"
O O
Persévération et progression du sens ?
"Cette
métaphore qu'on emploie pour dire que la vie est un théâtre n'est
pas si fausse et ce monde d'aujourd'hui,
ce monde de communication
a développé ce processus de brouillage
par
la représentation.
On ne cesse pas de se mettre en scène, de mettre en scène sa
parole, son rapport aux autres. L'inverse d'une spontanéité."
Joël
Pommerat, Théâtres
en présence (pp.12-13)
De Demian et Siddhartha
à Narcisse et Goldmund au Loup des steppes et au Jeu
des perles de verre
de Hermann Hesse,
un
roman initiatique ?
De La Recherche du
temps perdu de Proust aux Mythologies de Roland Barthes,
pour une "échologie du temps perdu et retrouvé"..
Tableau choisi par Simon :Tristan et Yseult, Rogelio de Egusquiza
au "chant des signes" de Raphaël Enthoven
dans "les nouveaux chemins de la connaissance"..
De l'interrogation sur les
passions mortifères dans L'Amour en Occident de Denis de
Rougemont
au Régime
des passions de Raphaël
Enthoven :
Le régime des passions par Raphaël Enthoven au Théâtre de l'Odéon
Evénement en partenariatSamedi 25 janvier à 15h à l'Odéon =-Théâtre de l'EuropeLe Régime des Passions
En partenariat avec l’Odéon-Théâtre de l’Europe.
Rencontres philosophiques préparées et animées par Raphaël Enthoven, assisté de Julien Tricard.
Épicure le plaisir
avec Jean Salem, textes lus par Julie-Marie Parmentier et Georges Claisse
« Jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme. »
C'est de ne
pas méditer sur les causes de leur malheur que toi, l'homme, tu peux
souffrir. Tes extravagances provoquent chez toi les plus grandes
douleurs. La peur de la mort place l’angoisse et le malheur à
l'intérieur même de ta vie. Comment guérir les maux de ton l'âme?
Le plaisir épicurien est tout le contraire d'un libre débordement
des passions. Il est le résultat d'un exercice de mesure par lequel
tu décideras quoi t'autoriser, et quoi t'interdire. Vivre bien est
un art qu'il te faut pratiquer pour comprendre ce que ta vie a
d'impérissable. Alors seulement, « tu vivras comme un dieu
parmi les hommes » (Lettre
à Ménécée).
"Je
cherche un homme",
Diogène
O O
"Peut-on
être honnête et réussir ?"
Revue
Philosophie
Magazine,
Février 2014 (mensuel n°76)
Le
chapitre initiatique :
le dialogue entre Rastignac et Madame de Beauséant dans Le Père
Goriot de Balzac
O O
Qui est Frédéric Beigbeder ?
De L'amour dure trois ans à Un Roman français
De L'amour dure trois ans à Un Roman français
O O
L'enquête générationnelle et intergénérationnelle continue..
"Je cherche un homme", Diogène
"Je cherche un homme", Diogène
à
suivre..
O O
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"C'est la contradiction qui donne la vie en littérature"
le personnage de l'écrivain dans Illusions perdues
cf. Rubriques :
"Le story-board" : le synopsis de Illusions perdues
"Les personnages" : le portrait de Lucien de Rubempré
à suivre..
Le "réalisme magique", de Balzac à Dostoïevski.. aux "Cercles/Fictions" de Joël Pommerat
le personnage de l'écrivain dans Illusions perdues
cf. Rubriques :
"Le story-board" : le synopsis de Illusions perdues
"Les personnages" : le portrait de Lucien de Rubempré
à suivre..
Le "réalisme magique", de Balzac à Dostoïevski.. aux "Cercles/Fictions" de Joël Pommerat
















