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"Tempo è galant'uomo"
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Les
réunions des Comités éditoriaux de lecture 2015 seront consacrées à la
composition d'ensemble du roman à partir des projets d'écriture des
romanciers internautes lycéens en lien avec les autres branches de cette
constellation romanesque en étoile.
Passage d'enfer. Rien de plus paradoxal que ce nom de rue pour un endroit aussi calme et paisible sorti tout droit d’une autre époque. C’est le Paris préservé, intouchable, qui ne laissera pas indifférent celui qui s’y installera malgré lui. Ses immeubles à deux étages se succèdent dans une myriade de pastels que leurs portes et fenêtres exhibent comme témoins d’un autre temps, ce temps qui permet à la dentellière de Vermeer de s’asseoir un banc devant sa porte pour profiter des derniers rayons de soleil, ce temps où les enfants lancent les toupies, ce temps où les enfants roulent le cerceau des toiles de Bruegel.
"Tempo è galant'uomo"
Une odyssée romanesque inter-nautique polyphonique
sous la forme d'une constellation à 5 branches :
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Pas de deux avec le romancier en devenir :
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tempoe@hotmail.fr
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Le premier chapitre
Passage d'enfer. Rien de plus paradoxal que ce nom de rue pour un endroit aussi calme et paisible sorti tout droit d’une autre époque. C’est le Paris préservé, intouchable, qui ne laissera pas indifférent celui qui s’y installera malgré lui. Ses immeubles à deux étages se succèdent dans une myriade de pastels que leurs portes et fenêtres exhibent comme témoins d’un autre temps, ce temps qui permet à la dentellière de Vermeer de s’asseoir un banc devant sa porte pour profiter des derniers rayons de soleil, ce temps où les enfants lancent les toupies, ce temps où les enfants roulent le cerceau des toiles de Bruegel.
Nathan
chercha longtemps la rue, puis se retrouva tout à coup isolé du
bouillonnement cacophonique du Boulevard Raspail, au milieu d’un
arc-en-ciel de coloris fantaisistes. Une lumière éclatante
jaillissait des persiennes vert corail et longeait le mur vieilli par
le temps. Toutes ces couleurs donnaient un aspect féerique à cette
rue. Les lanternes désuètes n’allaient pas tarder à s’allumer.
En ce début de soirée d’automne, le froid se faisait sentir, le
soleil avait hâte de se cacher, lendroit était désert. Tout
semblait déjà endormi. Pas un arbre dont les feuilles viendraient
perturber l’harmonie de cette ruelle où les couleurs seules
régnaient.
Nathan
n’en croyait pas ses yeux, émerveillé. Se serait-il trompé de
passage ? Cet appartement situé dans le « Passage
d’Enfer » qu’il avait eu tant de
mal à accepter se trouverait-il ici ? Dans ce petit coin de
paradis, de bonheur, d’enchantement ?
Aussi, se
décida t-il de chercher le numéro 27, où il logerait durant son
passage à Paris. Les vieux pavés sous ses pieds, usés par le
temps, semblaient s’agiter et frémir à l’idée de recevoir un
nouvel habitant, depuis le temps que personne n’avait emprunté
cette rue. Pas un chat, pas un enfant, aucune trace de nature.
Simplement le passage d’enfer.
A suivre sur http://tempoecorrespondances2015.blogspot.com
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