Le roman des Lycéens 2014 : le making of du roman 2015

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"Tempo è galant'uomo"

Une odyssée romanesque inter-nautique polyphonique 
sous la forme d'une constellation à 5 branches :

http://tempoereconnaissance2015.blogspot.com : le roman hors cadre scolaire 
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 Pas de deux avec le romancier en devenir : 

Si vous souhaitez apporter des modifications à ces chapitres ou tout simplement poursuivre l'écriture du roman, n'hésitez pas à envoyer vos propositions à cette adresse en précisant bien le titre du roman à modifier ou à poursuivre :  

 tempoe@hotmail.fr
 
Les réunions des Comités éditoriaux de lecture 2015 seront consacrées à la composition d'ensemble du roman à partir des projets d'écriture des romanciers internautes lycéens en lien avec les autres branches de cette constellation romanesque en étoile.

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Le premier chapitre


Passage d'enfer. Rien de plus paradoxal que ce nom de rue pour un endroit aussi calme et paisible sorti tout droit d’une autre époque. C’est le Paris préservé, intouchable, qui ne laissera pas indifférent celui qui s’y installera malgré lui. Ses immeubles à deux étages se succèdent dans une myriade de pastels que leurs portes et fenêtres exhibent comme témoins d’un autre temps, ce temps qui permet à la dentellière de Vermeer de s’asseoir un banc devant sa porte pour profiter des derniers rayons de soleil, ce temps où les enfants lancent les toupies, ce temps où les enfants roulent le cerceau des toiles de Bruegel.

Nathan chercha longtemps la rue, puis se retrouva tout à coup isolé du bouillonnement cacophonique du Boulevard Raspail, au milieu d’un arc-en-ciel de coloris fantaisistes. Une lumière éclatante jaillissait des persiennes vert corail et longeait le mur vieilli par le temps. Toutes ces couleurs donnaient un aspect féerique à cette rue. Les lanternes désuètes n’allaient pas tarder à s’allumer. En ce début de soirée d’automne, le froid se faisait sentir, le soleil avait hâte de se cacher, lendroit était désert. Tout semblait déjà endormi. Pas un arbre dont les feuilles viendraient perturber l’harmonie de cette ruelle où les couleurs seules régnaient.

Nathan n’en croyait pas ses yeux, émerveillé. Se serait-il trompé de passage ? Cet appartement situé dans le « Passage d’Enfer » qu’il avait eu tant de mal à accepter se trouverait-il ici ? Dans ce petit coin de paradis, de bonheur, d’enchantement ?

Aussi, se décida t-il de chercher le numéro 27, où il logerait durant son passage à Paris. Les vieux pavés sous ses pieds, usés par le temps, semblaient s’agiter et frémir à l’idée de recevoir un nouvel habitant, depuis le temps que personne n’avait emprunté cette rue. Pas un chat, pas un enfant, aucune trace de nature. Simplement le passage d’enfer. 

A suivre sur  http://tempoecorrespondances2015.blogspot.com