LE JEUNE ET L’ART DANS SA
VILLE
Maxime Bouchard, 2006-2007
Le
cadre spatio-temporel est en général le cadre de l’intrigue, les
lieux de l’action, un espace labyrinthique, l’époque et la
durée. C’est tout simplement les lieux de l’action et le moment
où elle se déroule.
Pourquoi
les quais de Seine, et le Pont des Arts pour le cadre de notre
roman collectif ?
Je
me balade sur les quais de Seine et me trouve à côté du pont des
Arts à Paris. Je monte sur ce magnifique pont. D'un côté de la
Seine on voit la façade harmonieuse et sobre de l'Institut, bâti
vers 1670 pour être un collège. Sur l'autre rive, le Louvre,
construit depuis le Moyen Âge jusqu'au dix-neuvième siècle :
un sommet de l'architecture classique, splendide et équilibré. En
amont on voit le haut de Notre-Dame qui n'est peut-être pas la
cathédrale la plus attirante, mais sûrement la façade la plus
rigoureusement intellectuelle de tout l'art gothique. Les maisons qui
longent les quais du fleuve montrent aussi de façon sensée et
humaine ce que devrait être l'architecture des villes. En face de
ces maisons, sous les arbres, s'alignent les boîtes des bouquinistes
où des générations d'amateurs ont donné libre cours à ce
passe-temps d'homme cultivé : collectionner les livres. Depuis
cent cinquante ans, les élèves des Beaux-Arts passent sur ce pont
pour aller étudier les chefs-d’œuvre du Louvre ; de retour
dans leurs ateliers, ils discutent et rêvent de faire quelque chose
qui soit digne de la grande tradition. Et sur ce pont, depuis Henry
James, combien de pèlerins venus d'Amérique se sont-ils arrêtés
pour respirer le parfum d'une culture aux racines lointaines,
conscients de se sentir au centre même de la civilisation ?
Le
héros du roman bien que flou au début, se montre de plus en plus
net au fil du temps... Il se dessine
petit à petit et réussit à
montrer sa vrai nature, sa valeur, ses goûts, les lieux qu’il aime
fréquenter.

